Ukraine: Le Premier ministre veut maintenir les sanctions
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UkraineLe Premier ministre veut maintenir les sanctions

Arseni Iatseniouk s'est exprimé mercredi devant l'ONU sur le sort de l'Ukraine et les sanctions qui frappent la Russie.

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a exhorté mercredi devant l'ONU les Occidentaux à ne pas lever leurs sanctions contre la Russie tant que l'Ukraine n'aurait pas retrouvé «l'intégralité de son territoire». Il a une fois de plus dénoncé «l'invasion» russe dans l'est du pays.

Quelques heures plus tôt, le président américain Barack Obama avait promis à la tribune de l'ONU que les Occidentaux lèveraient les sanctions si la Russie choisissait «le chemin de la diplomatie et de la paix».

«Nous n'avons pas confiance dans les mots; nous croyons seulement dans les faits et les actes», a lancé M. Iatseniouk. Il a demandé à la Russie de «se conformer à ses obligations internationales et de respecter les douze points de l'accord de cessez-le-feu» de Minsk, conclu le 20 septembre.

«Un membre d'insécurité»

«Chaque jour, en dépit du cessez-le-feu, nous perdons des soldats ukrainiens» dans des combats avec les séparatistes prorusses, a déploré M. Iatseniouk.

Il a dénoncé l'attitude de la Russie, qui «est un membre d'insécurité plutôt qu'un membre du Conseil de sécurité» de l'ONU.

«C'est un membre du Conseil de sécurité qui viole les principes de la charte des Nations unies, ce qui est inacceptable», a-t-il dit, dénonçant l'annexion de la Crimée et le soutien russe aux rebelles séparatistes dans l'est de l'Ukraine. (ats/afp)

Fermeture de frontière envisagée

Le président ukrainien Petro Porochenko a ordonné au gouvernement de se préparer à d'éventuelles fermetures temporaires des 2300 km de frontières du pays avec la Russie, selon un décret publié jeudi.

Le décret, pris après cinq mois de combats dans l'est du pays entre l'armée régulière et des rebelles prorusses, autorise le gouvernement à fermer les frontières terrestres et maritimes aux véhicules et aux piétons.

Cette décision est prise «en relation avec l'ingérence continue de la Fédération de Russie dans les affaires intérieures de l'Ukraine», précise le texte du décret.

L'Ukraine, de même que les Occidentaux, accusent la Russie d'avoir envoyé des troupes dans l'est du pays en soutien aux rebelles qui réclament l'indépendance des régions russophones dans les mois qui ont suivi le renversement du président prorusse Viktor Ianoukovitch en février dernier.

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