Actualisé 07.11.2008 à 13:21

Barack Obama

Le premier président «high tech» à la Maison Blanche

Barack Obama devrait apporter avec lui à la Maison Blanche sa passion des technologies de l'information, qu'il a su utiliser avec brio pendant sa campagne électorale, devenant ainsi le premier président expert en informatique à la barre du pays.

Ainsi, le site officiel du président élu, créé pour la période de transition qui s'achèvera le 20 janvier avec sa prise de fonction à la Maison Blanche, www.change.gov, a été mis en ligne jeudi.Le site, sous le titre «Un gouvernement ouvert», invite les internautes à «partager» leur «vision» de l'avenir du pays.Barack 0bama, 47 ans, a fait un usage sans précédent dans la vie politique américaine de ces nouvelles technologies. «Obama aime la technologie et s'il l'utilise tellement bien, c'est qu'il la maîtrise parfaitement,» relève Rob Enderle, du Enderle Group, dans la Silicon Valley. «C'est ce qui fait de lui un président "high tech"», poursuit-il. Et cela plaît.Une étude publiée par le Center for Responsive Politics montre ainsi que les entreprises de pointe de la Silicon Valley, à l'est de San Francisco, ont donné pendant la campagne cinq fois plus d'argent au démocrate qu'à son rival républicain John McCain.Et quelque 91% des salariés du temple de l'informatique californien ont voté Obama. «La Silicon Valley a énormément misé sur Obama: des millions de dollars,» explique M. Enderle. «C'est le président qu'ils voulaient.»Pendant la campagne présidentielle, Barack Obama avait promis, à l'occasion d'une discussion animée par Google sur un campus californien, de défendre l'équité sur le réseau et de fournir un accès internet à chacun.«Nous avons besoin d'assurer un échange libre et gratuit d'informations et cela commence avec un internet ouvert,» avait déclaré M. Obama pendant un «chat» public avec le patron de Google, Eric Schmidt, qui a apporté son soutien officiel au candidat démocrate.Comme une poignée d'autres patrons de la Silicon Valley, le PDG du groupe avait aussi offert ses conseils pendant la campagne à Barack Obama, qui a notamment promis la nomination d'un «directeur informatique» dans son administration. M. Obama a aussi pris des engagements en matière de tarifs des opérateurs.«Si les fournisseurs d'accès commencent à favoriser certaines applications ou certains sites par rapport à d'autres, les plus petits seront écartés du jeu et c'est nous tous qui perdrons», avertit Eric Schmidt.Pour M. Obama, livrer le réseau internet «aux plus offrants» découragerait l'innovation et signerait la mort des plus jeunes entreprises.Discutant avec des «Googlers», Barack Obama avait indiqué que ses priorités à la Maison Blanche seraient le développement des énergies propres et de la technologie au service de ses concitoyens, pour instaurer par exemple un dossier médical informatisé dans le cadre de la couverture sociale universelle qu'il préconise.Il a aussi promis de faciliter la consultation en ligne des décisions du gouvernement.Il aussi plaidé pour un assouplissement des règles d'immigration pour permettre aux entreprises internet de faire venir des ingénieurs quand ils ne les trouvent pas sur place mais a promis d'améliorer l'éducation afin que ces professionnels hautement qualifiés «poussent ici même en Amérique».L'élection d'«Obama est une bonne nouvelle pour les entreprises de technologie,» résume M. Enderle.La confrontation avec les réalités financières pourraient cependant assombrir le tableau, estime Van Baker, analyste de Gartner. «Il a beaucoup de projets ambitieux, mais difficile de dire ce qu'il va vraiment pouvoir faire». (afp)

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