Espagne: Le président catalan fait appel de sa destitution

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EspagneLe président catalan fait appel de sa destitution

Quim Torra s'oppose à la décision de la Commission électorale, qui entend le déchoir de ses fonctions de député suite à sa condamnation en décembre.

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La Cour des comptes espagnole a réclamé à l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont et près de 30 autres dirigeants séparatistes 4,4 millions de francs. Il s'agit de la somme dépensée, selon elle, pour organiser le référendum d'autodétermination interdit de 2017. (Mercredi 29 janvier 2020)

La Cour des comptes espagnole a réclamé à l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont et près de 30 autres dirigeants séparatistes 4,4 millions de francs. Il s'agit de la somme dépensée, selon elle, pour organiser le référendum d'autodétermination interdit de 2017. (Mercredi 29 janvier 2020)

AFP
Six séparatistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de faire sécession d'Espagne en 2017 sont sortis exceptionnellement de prison mardi pour comparaître devant une commission du parlement régional catalan. (Mardi 28 janvier 2020)

Six séparatistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de faire sécession d'Espagne en 2017 sont sortis exceptionnellement de prison mardi pour comparaître devant une commission du parlement régional catalan. (Mardi 28 janvier 2020)

AFP
Le président indépendantiste catalan Quim Torra, condamné pour désobéissance, a perdu lundi son mandat de député régional après avoir été lâché par l'autre grande composante du mouvement séparatiste. (27 janvier 2020)

Le président indépendantiste catalan Quim Torra, condamné pour désobéissance, a perdu lundi son mandat de député régional après avoir été lâché par l'autre grande composante du mouvement séparatiste. (27 janvier 2020)

AFP

Le président indépendantiste catalan Quim Torra a annoncé samedi qu'il allait saisir la Cour suprême espagnole, pour contester et faire suspendre la décision de la Commission électorale de le déchoir de ses fonctions de député régional.

Condamné pour «désobéissance»

Dans un communiqué, Quim Torra annonce son intention de présenter immédiatement «un recours administratif de protection des droits fondamentaux devant la Cour suprême» et de solliciter la suspension de la décision.

La Commission électorale espagnole a ordonné vendredi que Quim Torra soit déchu de ses fonctions de député régional, après sa condamnation le 19 décembre à 18 mois d'inéligibilité par la justice espagnole pour «désobéissance».

Quim Torra avait été condamné en première instance à Barcelone pour avoir refusé de retirer des emblèmes indépendantistes de la façade du siège du gouvernement régional pendant une campagne électorale.

Cette condamnation judiciaire n'est pas définitive car il avait aussitôt fait appel devant la Cour suprême.

Mais sans attendre la décision de la plus haute instance judiciaire, la Commission électorale a donné raison vendredi aux partis de droite et d'extrême droite qui lui demandaient que Quim Torra soit destitué.

Contexte politique délicat

Un vif débat est en cours pour savoir si la perte de son mandat de député régional lui ferait également perdre son poste de président de la Catalogne, obligeant à de nouvelles élections régionales. Selon le statut de cette région du nord-est de l'Espagne, son président doit être choisi parmi les députés régionaux.

Quim Torra assure que la seule instance pouvant le destituer de ses fonctions de président est le parlement catalan, où les indépendantistes sont majoritaires.

Cette polémique a enflé dans un contexte politique délicat, en plein débat au parlement espagnol sur l'investiture du socialiste Pedro Sanchez, centré sur sa volonté de faire du dialogue en Catalogne «une priorité absolue».

«Miser sur la voie politique»

Pedro Sanchez est assuré d'être reconduit au pouvoir depuis que le parti indépendantiste catalan ERC, qui gouverne la région avec le parti de Quim Torra, lui a apporté jeudi son soutien, en promettant que ses députés s'abstiendraient lors du vote d'investiture.

La direction de ERC a annoncé samedi qu'elle maintenait cette abstention.

«Nous continuons à miser sur la voie politique», a déclaré le représentant d'ERC Pere Aragones, vice-président du gouvernement régional catalan, en assurant que son parti n'allait pas «laisser passer l'occasion de forcer l'Etat à la négociation».

Il s'est dit convaincu que «fin janvier, Quim Torra représenterait le gouvernement catalan à la table des négociations avec le gouvernement espagnol». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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