Actualisé 12.08.2008 à 17:36

Micheline Calmy-ReyLe président colombien remercie la Suisse pour sa médiation

Le président colombien Alvaro Uribe et le vice- président Francisco Santos ont remercié la Suisse pour son travail de médiation dans le processus de paix.

Le président colombien Alvaro Uribe et le vice- président Francisco Santos ont remercié la Suisse pour son travail de médiation dans le processus de paix. Ils se sont exprimés en ce sens en recevant la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey.

La rencontre lundi après-midi (heure locale) avec M. Uribe et l'entretien quelques heures plus tôt avec le ministre colombien des affaires étrangères Jaime Bermúdez avaient le même fil rouge, a indiqué lundi soir Mme Calmy-Rey.

La Colombie veut désormais poursuivre le processus de paix sans médiation extérieure.

Libérer les otages

La Suisse a invité le gouvernement colombien a laissé les portes ouvertes à des négociations avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), a dit la cheffe de la diplomatie suisse. En même temps, Berne demande à la guerilla marxiste de libérer ses otages.

Dans une déclaration commune, Mme Calmy-Rey et son homologue colombien ont souligné que les deux pays souhaitaient travailler plus étroitement à l'avenir et conduire des consultations régulières.

Ils se sont en particulier réjouis de la conclusion il y a un mois des négociations en vue d'un accord de libre-échange entre la Colombie et l'Association européenne de libre-échange (AELE), dont la Suisse fait partie.

Projets de la DDC

Mardi, au deuxième jour de sa visite en Colombie, la conseillère fédérale s'est rendue à Medellin, dans le nord-ouest du pays. Elle y a visité des projets de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et de l'organisation Handicap International, qui s'engage pour les victimes de mines.

Le nombre de déplacés internes en Colombie est estimé à trois millions. Le pays est en outre celui qui compte le plus grand nombre de victimes de mines au monde.

L'aide de la DDC dans les régions rurales et les petites villes s'adresse prioritairement aux victimes d'un conflit qui dure depuis plus de 40 ans.

Ex-combattants au fourneau

Mme Calmy-Rey a également eu l'occasion de découvrir un projet du gouvernement colombien visant à la réinsertion d'anciens paramilitaires. Elle a visité une fabrique où les ex-combattants confectionnent désormais des biscuits.

Coiffée d'un bonnet hygiénique blanc, la cheffe de la diplomatie suisse a parcouru les locaux de la société Colgalletas. Vingt des 50 employés actuels combattaient il y a encore quelques années au sein des groupes paramilitaires.

En 2003, le président colombien Alvaro Uribe a lancé un programme de démobilisation des groupes illégaux. Le but de ce projet de réinsertion est que les anciens combattants se mettent à disposition de la justice, qu'ils rejoignent leurs familles et qu'ils se construisent une nouvelle vie.

Quelque 30 000 anciens combattants ont déposé les armes dans ce contexte. Mais en même temps, de nouveaux groupes se forment. Mardi, la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) devait encore rencontrer le maire de Medellin. Elle se rendra mercredi au Brésil pour la deuxième étape de son voyage en Amérique du Sud. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!