1er Août: Le président commence par un brunch à la ferme
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1er AoûtLe président commence par un brunch à la ferme

Johann Schneider-Ammann a entamé sa journée du 1er Août à Bussy-Chardonney (VD). Accueilli par des cors des Alpes, il a visité une exploitation agricole.

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La ville de Bienne (BE) a notamment fêté le 1er Août. (Lundi 1er août)

La ville de Bienne (BE) a notamment fêté le 1er Août. (Lundi 1er août)

Keystone
(Lundi 1er août)

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Keystone
(Lundi 1er août)

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Johann Schneider-Ammann a entamé sa journée du 1er août par un brunch dans la ferme de la famille Cretegny à Bussy-Chardonney (VD). Accueilli par des cors des Alpes, le président de la Confédération a visité l'exploitation et mangé au milieu des convives. Si le rassemblement s'est déroulé dans la bonne humeur, les préoccupations politiques n'étaient pas absentes.

Arrivé lundi à 09h30, le président Schneider-Ammann a pu découvrir une large partie de la ferme «Aux Saveurs d'Autrefois», guidé par Laurence Cretegny, députée PLR au Grand Conseil vaudois et syndique de la commune. En toute décontraction malgré journalistes, photographes et télévision, il a parcouru une partie de l'exploitation.

Agritourisme, école à la ferme, marché à la ferme, fiscalité paysanne, Laurence Cretegny a profité du parcours pour faire part au conseiller fédéral, responsable aussi de l'agriculture, des problématiques que rencontrent son activité propre et le monde paysan en général.

Vive les röstis

Johann Schneider-Ammann entouré notamment du conseiller d'Etat vaudois Philippe Leuba s'y est montré visiblement attentif. Après le tour du propriétaire, il a pu s'asseoir sous la tente et déguster quelques produits du terroir.

«Moi qui ai toujours lutté contre le Röstigraben, j'ai apprécié les röstis», a concédé le Bernois avec un grand sourire. Prenant la parole au milieu de la cour, il a appelé à «se concentrer sur quelques aspects cruciaux» qui font la force de la Suisse «dans une Europe en crise».

Relative souveraineté

Il faut «défendre notre indépendance et notre relative souveraineté», a plaidé Johann Schneider-Ammann en rappelant qu'il venait d'envoyer à Bruxelles une lettre demandant officiellement le retrait de la demande d'adhésion à l'Union européenne (UE). Il a insisté en outre sur l'importance de la formation et de l'innovation pour garantir des places de travail en Suisse.

Le président de la Confédération a remercié les Cretegny et «leur engagement énorme» dans «une entreprise familiale exemplaire». Un peu émue mais sans perdre son aplomb, la maîtresse des lieux a offert différents cadeaux aux invités de marque, accompagnés à chaque fois d'un message clair.

Colza contre huile de palme

De l'huile de colza suisse, menacée par l'huile de palme de Malaisie, pays avec lequel la Suisse négocie un accord de libre-échange, des caramels avec du lait à 46 centimes et du sucre issu des betteraves: Laurence Cretegny dit avoir voulu «planter des petites graines» auprès des responsables politiques «afin qu'ils en prennent soin et qu'elles donnent des fruits».

Interrogée par l'ats à l'issue de la partie officielle, la syndique a jugé «que le président avait entendu le message, mais comment sera-t-il mis en pratique, l'avenir nous le dira...». Sous le soleil, dans une ambiance très bon enfant, la paysanne n'a pas caché sa satisfaction d'avoir pu contenter un hôte célèbre comme les 240 autres participants au traditionnel brunch, organisé pour la 23e fois à Bussy-Chardonney à l'occasion du 1er août.

Pesée d'intérêts

Questionné sur le sort de l'huile de colza, Johann Schneider-Ammann s'est voulu rassurant. «Nous n'accepterons jamais que notre propre production soit sacrifiée. Il faut trouver un compromis raisonnable» avec les partenaires de la négociation.

Pour rappel, la Suisse négocie depuis trois ans un accord de libre-échange avec la Malaisie et, derrière, l'Indonésie. Ce sont des marchés très importants et très dynamiques pour l'industrie suisse. L'un des principaux produits d'exportation de ces pays est l'huile de palme qui pourrait mettre en péril l'huile de colza helvétique.

Contenu des assiettes

Le Grand Conseil vaudois a d'ailleurs apporté son soutien en avril aux producteurs d'huile de colza. Il demande d'exclure l'huile de palme de l'accord discuté avec la Malaisie. Président de l'Union suisse des paysans (USP), Jacques Bourgeois (PLR/FR) a souligné de son côté la nécessité de garder le contrôle du «contenu de nos assiettes» en défendant une agriculture de proximité. (ats)

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