Brésil: Le président de l'assemblée doit être destitué
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BrésilLe président de l'assemblée doit être destitué

Celui qui est derrière la destitution de Dilma Rousseff est à son tour visé.

Eduardo Cunha, le président de la Chambre basse brésilienne, le 19 mai 2016 à Brasilia.

Eduardo Cunha, le président de la Chambre basse brésilienne, le 19 mai 2016 à Brasilia.

photo: AFP

La commission d'éthique du Parlement brésilien a recommandé mardi la destitution du très controversé président du Congrès des députés, Eduardo Cunha. L'homme est le stratège de l'actuelle suspension du pouvoir de la présidente Dilma Rousseff.

Les députés de la commission ont approuvé par 11 voix contre 9 le texte recommandant la destitution de Eduardo Cunha pour avoir «menti» à la commission parlementaire d'enquête sur le scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière Petrobras.

Eduardo Cunha a usé d'incessants artifices pour freiner cette procédure, souligne la presse mardi soir. Elle intervient une semaine après la demande d'incarcération de M. Cunha faite par le procureur auprès du tribunal suprême fédéral (STF) dans le cadre de l'enquête sur Petrobras.

Le rapport approuvé par la commission d'éthique devra être voté en séance plénière de la chambre des députés, probablement la semaine prochaine, et obtenir la majorité absolue des votes (257 des 512 députés) pour être validé.

Comptes en Suisse

Eduardo Cunha avait été suspendu de ses fonctions le 5 mai par la cour suprême pour entrave aux enquêtes sur Petrobras. Membre du grand parti centriste PMDB du président par intérim Michel Temer, M. Cunha est en instance de jugement devant le STF pour avoir dissimulé sur des comptes en Suisse au moins cinq millions de dollars qui proviendraient de fonds détournés du groupe pétrolier étatique Petrobras.

Il est visé par d'autres procédures devant le STF, pour d'autres soupçons de corruption liés au scandale Petrobras qui éclabousse une grande partie de l'élite politique, de l'ex-président Luiz Inácio Lula da Silva au chef de l'opposition Aecio Neves.

Le 12 mai, Dilma Rousseff a été écartée provisoirement du pouvoir dans l'attente du jugement final de sa procédure par le Sénat et remplacée par son vice-président Michel Temer. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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