Actualisé 14.01.2008 à 16:25

Le président de l'UDC fribourgeoise démissionne

Changement d'équipe à l'UDC fribourgeoise: après six années passées à la tête de la formation, le président cantonal Jean-Luc Rimaz démissionne.

Le vice-président Stéphane Peiry et le secrétaire Dominique Chassot remettront également leurs mandats à disposition début avril.

Le caissier David Krienbühl démissionne aussi pour raisons professionnelles, a indiqué lundi l'UDC cantonale dans un communiqué de presse. Comme la formation nationale, le parti cantonal va lifter ses structures.

Après les élections cantonales en 2006 et fédérales en 2007, le moment est venu, selon les dirigeants fribourgeois, pour une nouvelle équipe de reprendre le flambeau. Celle-ci devra mettre en place une nouvelle structure, «digne d'un grand parti», et préparer les prochaines échéances de 2011.

MM. Rimaz et Peiry s'en vont satisfaits de leur bilan: au cours de ces six années, l'UDC fribourgeoise a progressé «comme jamais auparavant», indiquent-ils.

Depuis 2003, l'UDC fribourgeoise a retrouvé un siège au Conseil national. Elle n'a en revanche pas conquis comme elle le visait un 2e siège. Depuis 2004, elle est présente dans tous les districts avec la création des sections de la Gruyère, de Fribourg-Ville et des Jeunes UDC.

Départs programmés

Alors pourquoi changer une équipe qui gagne? «A l'UDC, je suis le président de parti cantonal le plus ancien en place. Ma décision de passer la main a été prise il y a déjà longtemps», a expliqué M. Rimaz à l'ATS. Et le président sortant de rappeler que sa charge a impliqué un engagement de deux à trois soirs par semaine ainsi que souvent le week-end.

Le départ de M. Peiry s'explique par les mêmes raisons. «Nous avons très bien fonctionné en équipe», poursuit M. Rimaz. «Il était assez évident que nous partirions ensemble».

Aucune direction cantonale de l'UDC n'a réussi à faire une progression aussi importante que celle réalisée sous sa houlette, martèle-t-il, repoussant les arguments selon lesquels le changement de direction pourrait être la sanction d'une progression moins soutenue qu'espérée lors des dernières élections fédérales.

L'UDC fribourgeoise a progressé de 11 % en cinq ans. «Si ça n'est pas assez, il n'y aura plus personne pour accepter la présidence», a-t-il ajouté.

Député souhaité

Candidat malheureux au National en 2007 et au Conseil d'Etat en 2006, le député Pierre-André Page ne jette pas la pierre à sa direction. «Nous avons beaucoup de demandes d'adhésion. La ligne est bonne puisque les gens viennent», explique-t-il.

Il s'agira maintenant de trouver une nouvelle direction. Aussi bien M. Page que le chef de groupe Jean-Claude Rossier ont une préférence pour un député. Mais ne s'avancent pas à donner de nom.

Quelques chiffres

En octobre dernier, l'UDC fribourgeoise a progressé à 22 % des voix contre 21,4 en 2003. Elle reste la 3e force du canton derrière le PS et ses 22,7 % (2003: 21,5 %) et le PDC et ses 24,8 % (2003: contre 25,4 %).

Selon une récente étude de l'Office fédéral de la statistique (OFS), les partis bourgeois et de droite sont tombés en Suisse romande à leur niveau le plus bas depuis 1971. Lors des dernières fédérales, la droite a obtenu 57,2 % des voix (-2 %). En Suisse alémanique, elle a en revanche progressé. Au Tessin, elle a fait un bond en avant.

(ats)

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