Affaire Hilderbrand: Le président de la BNS auditionné par le National
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Affaire HilderbrandLe président de la BNS auditionné par le National

La Commission de l'économie du Conseil national procède lundi après-midi à des auditions pour faire la lumière sur l'affaire qui secoue le monde médiatico-politique.

Le président de la BNS, Philipp Hildebrand (à gauche), et le président du conseil de banque, Hansueli Raggenbass (à droite), s'étaient expliqués devant la presse, le 5 janvier 2012.

Le président de la BNS, Philipp Hildebrand (à gauche), et le président du conseil de banque, Hansueli Raggenbass (à droite), s'étaient expliqués devant la presse, le 5 janvier 2012.

La Commission de l'économie du Conseil national s'empare de l'affaire Hildebrand. Ses membres attendent des explications sur les transactions controversées qui ont mis le président de la BNS au centre de la tempête médiatique.

La Commission, qui siège depuis lundi matin, va procéder à des auditions dès 16h00 au Palais fédéral. Elle entendra le président de la Banque nationale suisse Philipp Hildebrand, le président du conseil de banque, Hansueli Raggenbass, et la présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf.

Les trois responsables vont probablement être interrogés en même temps. Mais la question doit encore être tranchée, a-t-on appris auprès du secrétariat de la Commission.

Pouvoirs limités

Dans les faits, la Commission a des pouvoirs limités, puisqu'elle n'est pas un organe d'enquête, mais législatif. Ses membres peuvent néanmoins exercer une pression politique par le biais de motions, postulats ou autres initiatives parlementaires.

Le Parlement peut certes envisager une révision de la loi sur la BNS, mais celle-ci ne fixe que les orientations générales. Il n'a aucune prise sur le règlement interne de l'institut d'émission national.

Activisme

Les critiques se font déjà jour. «C'est une erreur d'interroger M.Hildebrand au sein de la Commission de l'économie et des redevances», estime le vice-président de cette dernière, Ruedi Norser (PLR/ZH), dans une interview parue lundi dans la «Neue Luzerner Zeitung».

Pour lui, il s'agit d'«activisme pur»; la surveillance de la présidence de la BNS est dans les mains du Conseil fédéral et du conseil de banque. D'autres élus ont néanmoins déjà profité de l'occasion pour revendiquer un durcissement du règlement interne de la BNS.

(ats)

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