24.09.2020 à 17:05

BanqueLe président de la BNS rejette les accusations de sexisme

Jeudi, le média en ligne «Republik» a fait état de griefs au sein de la BNS, citant plus d’une douzaine de témoignages.

Le président de la Banque nationale suisse s’est justifié jeudi.

Le président de la Banque nationale suisse s’est justifié jeudi.

Photo d’archives/Keystone

Thomas Jordan, président de la Banque nationale suisse (BNS), a rejeté jeudi les accusations de sexisme, d’intimidation et de discrimination salariale au sein de la BNS, publiées dans la presse. Les éventuels «cas particuliers» feront l’objet d’une enquête «rigoureuse», a-t-il dit face aux journalistes.

«Je ne crois pas que nous ayons un problème systémique», a déclaré jeudi Thomas Jordan, 57 ans, en réponse à des questions sur le sujet lors d’une conférence de presse téléphonique portant sur les dernières décisions concernant les taux d’intérêt. «Mais on ne peut pas exclure qu’il y ait des cas particuliers». La BNS enquête sur ces éventuels cas et les traitera si nécessaire, a-t-il assuré.

«De l’âge de pierre»

Jeudi, le média en ligne «Republik» avait fait état de griefs au sein de la BNS, citant plus d’une douzaine d’actuels – mais aussi d’anciens – employés. Dans l’article, il est question de sexisme, de brimades et de discrimination salariale présumés à l’égard de femmes.

Les informateurs de «Republik» y dénoncent, de manière anonyme, la culture d’entreprise de la banque centrale comme datant «de l’âge de pierre» et comme étant «autoritaire». En ce sens, les critiques visent également le président du conseil d’administration de la BNS.

«Pas parfaite»

Thomas Jordan a affirmé que les brimades, le sexisme ou toute forme de discrimination étaient «tout simplement inacceptables» pour la BNS. Le harcèlement et la discrimination ne sauraient être tolérés.

Comme d’autres entreprises, la Banque nationale n’est pas parfaite, a poursuivi Thomas Jordan. Il a précisé que la BNS examinerait où l’institution pourrait encore avoir du retard sur ces questions. «L’égalité salariale est respectée chez nous», a-t-il toutefois souligné. Des analyses l’avaient démontré.

Selon Thomas Jordan, la culture d’entreprise a jusqu’à présent été jugée équitable et respectueuse dans les enquêtes régulièrement menées auprès des employés. La BNS figure aussi souvent sur les listes des employeurs les plus attractifs, a encore souligné l’économiste.

(ATS/NXP)

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