Crise liée au coronavirus: Le président de l’USAM juge les aides publiques «vitales»
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Crise liée au coronavirusLe président de l’USAM juge les aides publiques «vitales»

Fabio Regazzi, le nouveau président de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), estime que les pouvoirs publics doivent répondre présents face à la crise.

L’avocat et entrepreneur de Locarno Fabio Regazzi est conseiller national depuis 2011 (archives).

L’avocat et entrepreneur de Locarno Fabio Regazzi est conseiller national depuis 2011 (archives).

KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

Le nouveau président de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), Fabio Regazzi, appelle mardi les pouvoirs publics à ne pas être «pingres» face à la crise liée au nouveau coronavirus. «Cantons et Confédération doivent adopter la même ligne», estime-t-il.

«Pour certains secteurs, des aides seront vitales», précise le conseiller national (TI/PDC) interrogé par plusieurs journaux. «Il sera important de prolonger la réduction de l’horaire de travail afin d’éviter des vagues de licenciements, qui de toute façon auraient un coût élevé», ajoute-t-il. «D’autres crédits, selon les secteurs, seront peut-être nécessaires», précise le premier Tessinois à présider l’USAM, pointant les 100’000 places de travail en péril dans la restauration, selon Gastrosuisse. «C’est alarmant!»

«Sauver les entreprises qui le méritent»

Fabio Regazzi relève que l’impact de la crise n’est pas homogène en Suisse, variant selon les secteurs et les régions. «Par exemple, en ce qui concerne la gastronomie, au Tessin, les restaurants ont très bien travaillé jusqu’à présent. Mais de nombreuses villes romandes et alémaniques ont souffert de l’absence de touristes étrangers».

Selon lui, l’hôtellerie, la restauration, l’industrie d’exportation, l’automobile, l’aviation, l’événementiel sont les secteurs plus gravement touchés. «On ne peut toutefois pas aider toutes les entreprises. Il faut sauver celles qui le méritent. Il faut être sélectif».

(ATS/NXP)

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