Actualisé 22.01.2014 à 16:28

GenèveLe président des Vert'lib cristallise les rancœurs

Après que Charly Schwarz a quitté le parti dimanche, quatre membres du comité directeur ont démissionné de l'instance mardi. Le numéro un réplique aux critiques.

de
Jérôme Faas
Au premier plan, le président Laurent Seydoux. Au second, la vice-présidente Sue Putallaz. Les démissionnaires jugent que ces deux personnalités prennent trop la lumière.

Au premier plan, le président Laurent Seydoux. Au second, la vice-présidente Sue Putallaz. Les démissionnaires jugent que ces deux personnalités prennent trop la lumière.

La section genevoise des Vert'libéraux, créée en septembre 2010, traverse sa première crise. Dimanche, ses membres se réunissaient pour tirer le bilan de ces trois premières années d'existence et des dernières élections cantonales, où le jeune parti a obtenu 3% des suffrages. En soirée, Charly Schwarz, l'un des membres fondateurs du parti, en claquait la porte. Mardi, c'est le comité directeur des Vert'libéraux qui a subi une saignée. Quatre de ses douze membres ont démissionné de l'instance, sans pour autant quitter la formation. Il s'agit de Philippe Meyer de Stadelhofen, Louis-Charles Lévy, Vincent Strohbach et Laurent Dubois.

Gestion autoritaire dénoncée

Pour expliquer sa décision, le quatuor met en avant le fait que la présidence du parti «préfère éviter toute discussion et refuse d'admettre que des opinions autres que la sienne s'expriment». Les démissionnaires regrettent le «piètre résultat» du parti aux élections cantonales de cet automne, et estiment qu'une «discussion franche et constructive» aurait dû avoir lieu pour en tirer les conséquences. A les lire, cet échange n'aurait jamais eu lieu.

La décision des démissionnaires n'aurait «strictement rien à voir», assurent-ils, avec le départ de Charly Schwarz, si ce n'est la proximité temporelle. Ce dernier avait expliqué sa défection par de profondes divergences de vue avec le président du parti, Laurent Seydoux, et la vice-présidente, Sue Putallaz.

Le président: «Je ne comprends pas»

Le numéro un des Vert'libéraux, lui, admet que «les résultats des dernières élections n'ont pas été ceux attendus, c'est clair, mais ils ne sont pas surprenants». Il dit en revanche ne pas comprendre les raisons de cette crise. «Nous sommes justement parti en retraite dimanche pour entamer le processus d'introspection réclamé. Les démissionnaires étaient là, sauf Laurent Dubois. Ils n'ont pas manifesté de mécontentement. Le cadre existe pour que tout un chacun s'exprime. Je ne peux pas faire plus.»

Une direction bicéphale «omnipotente»

D'après Philippe Meyer de Stadelhofen, discussion il y a bien eu, mais elle n'a pas porté sur les bons thèmes. Lui et ses pairs auraient souhaité «définir la véritable identité des Vert'libéraux et mettre à plat des problèmes de gouvernance, afin de laisser plus de place aux diverses compétences. Là, on va repartir avec un mode de fonctionnement identique, avec deux personnes que l'on voit partout, qui sont omnipotentes.» Il fait ici référence à Sue Putallaz et Laurent Seydoux.

D'après ce dernier, deux possibilités existent dorénavant. «Soit cette campagne de dénigrement détruit le parti, soit il permet l'émergence de nouvelles énergies.»

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