Suisse: Le président du PLR pour limiter l'immigration
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SuisseLe président du PLR pour limiter l'immigration

L'immigration en Suisse est trop importante, estime le président du PLR Philipp Müller.

Le PLR doit débattre samedi de l'initiative sur l'immigration de masse de l'UDC lors de son assemblée à Schwanden (GL).

Le PLR doit débattre samedi de l'initiative sur l'immigration de masse de l'UDC lors de son assemblée à Schwanden (GL).

Le problème ne vient pas de la libre circulation avec l'Union Européenne mais des pays tiers. Il dit toutefois espérer que l'initiative UDC «contre l'immigration de masse» soit refusée le 9 février.

«Chaque année, 40'000 personnes de pays tiers arrivent en Suisse dont 72% ne viennent pas en tant que travailleurs. C'est là que repose le problème», déclare Philipp Müller dans la «NZZ» vendredi. Son parti doit débattre samedi de l'initiative sur l'immigration de masse de l'UDC lors de son assemblée à Schwanden (GL).

De l'avis du président du PLR, les contingents - comme prévus dans le texte de l'UDC - ne fonctionnent pas. Il préconise davantage de sévérité en matière d'asile et la lutte contre les abus liés à la libre circulation.

Alliance avec l'UDC pas exclue

Malgré ces divergences et contrairement à 2011, M. Müller n'exclut pas une alliance avec l'UDC en vue des élections fédérales de 2015, comme souhaitée par Toni Brunner. «Des apparentements sont toujours une option. Mais il reviendra aux sections cantonales d'en décider».

Il n'a pas manqué de critiquer à demi-mot le fait que l'UDC n'a pas annoncé son soutien au candidat du PLR pour remplacer feu Pankraz Freitag au Conseil des Etats pour le canton de Glaris. «L'UDC pourrait encourager notre bonne volonté en soutenant nos candidats au Conseil des Etats. Mais elle ne le fait pas à Glaris».

En 2011, le PLR, alors présidé par Fulvio Pelli, avait refusé une collaboration avec l'UDC. Un tel rapprochement n'aurait servi que l'UDC, avait-on alors estimé.

Retour à la formule magique classique

M. Müller se montre plus sceptique sur une alliance avec le centre. Il s'y dit prêt à condition que le PDC et le PBD reconnaissent «la formule magique classique», soit deux sièges au Conseil fédéral pour les trois plus importants partis et un siège pour le quatrième.

Le non respect actuel de la formule magique pose problème selon lui. La ministre du PBD Eveline Widmer-Schlumpf connaît de plus en plus de revers devant le parlement car elle ne dispose pas d'une base assez puissante.

Mais un centre solide est nécessaire pour contrer le PS qui, selon M. Müller, a une influence disproportionnée sous la coupole par rapport à son taux de représentation. (ats)

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