Haïti: Le président nomme un 1er ministre par intérim
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HaïtiLe président nomme un 1er ministre par intérim

Jovenel Moïse a chargé jeudi Jean-Michel Lapin d'assurer l'intérim à la tête du gouvernement.

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Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires. (Lundi 24 février 2020)

Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires. (Lundi 24 février 2020)

AFP
Des policiers en colère ont attaqué le QG de l'armée haïtienne à Port-au-Prince dimanche. Ces violences ont fait des morts et des blessés. (23 février 2020)

Des policiers en colère ont attaqué le QG de l'armée haïtienne à Port-au-Prince dimanche. Ces violences ont fait des morts et des blessés. (23 février 2020)

AFP
Le mandat de la totalité des députés haïtiens est arrivé à terme lundi, ce qui confère au président la possibilité de gouverner par décret. (13 janvier 2019)

Le mandat de la totalité des députés haïtiens est arrivé à terme lundi, ce qui confère au président la possibilité de gouverner par décret. (13 janvier 2019)

AFP

Le président haïtien Jovenel Moïse a nommé jeudi un premier ministre par intérim après la motion de censure votée en début de semaine par les députés contre le gouvernement. Jean-Michel Lapin a été chargé d'expédier les affaires courantes en attendant la formation d'un nouvel exécutif.

Il était jusqu'à présent ministre de la culture et de la communication. «Les problèmes de l'éducation, de la santé, de la sécurité, de la cherté de la vie sont la responsabilité de l'Etat. Cela demande l'implication de tous les ministres (...). Cela demande aussi l'implication de la société civile», a déclaré Jean-Michel Lapin.

La chambre des députés a voté lundi le départ du gouvernement dirigé par le premier ministre Jean-Henry Céant, en place depuis six mois. Sa position était fragilisée par de récentes manifestations qui ont fait plusieurs morts. M. Céant, qui n'avait pas encore présenté sa démission au président, a déclaré jeudi matin «prendre acte» de cette nomination et se retirer.

Violentes manifestations

Sur les 103 députés ayant pris part au vote de censure lundi, 93 avaient voté pour le renvoi de Jean-Henry Céant, accusé de n'avoir rien fait pour améliorer les conditions de vie à Haïti.

Dans les jours qui viennent, le chef de l'Etat va entamer des consultations avec les responsables du Parlement en vue de nommer un nouveau premier ministre, comme le veut la constitution. Le nouveau gouvernement devra affronter de nombreux problèmes comme la cherté de la vie et l'insécurité.

En février, des milliers de Haïtiens ont manifesté parfois violemment à travers le pays pour exiger de meilleures conditions de vie et le départ du chef de l'Etat, ce que réclamait également l'opposition. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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