Elections de mi-mandat: Le président philippin proche de la victoire

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Elections de mi-mandatLe président philippin proche de la victoire

Le camp du président Rodrigo Duterte remporterait neuf des douze sièges en jeu au Sénat, selon de premiers résultats officieux.

Image d'archive.

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AFP

Le président Rodrigo Duterte se profilait mardi comme le vainqueur des élections de mi-mandat aux Philippines, selon de premiers résultats officieux. Ce résultat devrait lui donner les coudées franches pour mettre en oeuvre son projet controversé de rétablissement de la peine de mort.

Selon des chiffres rendus publics par le PPCRV, un organisme catholique accrédité par le gouvernement, portant sur 94% des bulletins dépouillés, les candidats du camp Duterte remporteraient neuf des douze sièges en jeu au Sénat.

Le Sénat, qui compte 24 membres et est renouvelé par moitié tous les six ans, est traditionnellement considéré comme plus indépendant face au pouvoir exécutif que la chambre basse du Parlement. De fait, il a joué un rôle crucial depuis trois ans pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées de M. Duterte.

Plus de 18'000 mandats nationaux et locaux étaient remis en jeu à l'occasion des élections générales de lundi, dont les 297 sièges à la chambre des représentants, la chambre basse du Parlement.

Des milliers de morts

A 74 ans, le président n'a pas lésiné sur les efforts pour soutenir ses candidats au Sénat. On a pu le voir prononcer des discours de deux heures ponctués d'insultes contre ses opposants, dont un qu'il a traité de «pédé».

Elu en 2016, M. Duterte s'est engagé à rétablir la peine capitale pour les crimes liés au trafic de drogue dans le cadre de sa campagne très dure contre les stupéfiants, au cours de laquelle des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés ont péri.

Son programme de fermeté sur la criminalité avait joué un rôle crucial dans sa très confortable élection à la présidence en 2016. M. Duterte espère notamment faire tomber l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 12 ans.

La peine capitale avait été abolie en 1987 dans l'archipel, rétablie six ans plus tard, puis à nouveau abolie en 2006, à l'issue d'une campagne de lobbying de l'Eglise catholique, qui compte 80% de fidèles dans l'archipel.

En 2017, la chambre des représentants avait voté une loi punissant de mort ceux qui seraient pris en possession de 500 grammes de marijuana ou 10 grammes de cocaïne, d'héroïne ou d'ecstasy. Mais le texte n'a jamais été validé par le Sénat. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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