Actualisé 24.01.2011 à 06:47

PortugalLe président Silva réélu au 1er tour

Le président Anibal Cavaco Silva a été réélu au premier tour de la présidentielle, recueillant entre 51,6 et 58% des voix, devant le socialiste Manuel Alegre, qui obtient de 17,1 à 21%.

von
reuters
Sans surprise Anibal Cavaco Silva a été réélu dès le premier tour.

Sans surprise Anibal Cavaco Silva a été réélu dès le premier tour.

Le président portugais Anibal Cavaco Silva a estimé dimanche que les «priorités immédiates» du pays devaient être la lutte contre le chômage, la réduction de la dette et la compétivité des entreprises. Il a été réélu pour un second mandat de cinq ans.

Dans sa première déclaration après son élection au premier tour avec près de 52,9 % des voix selon les résultats officiels portant sur l'ensemble des circonscriptions, hormis 11 consulats, M. Cavaco Silva, qui n'a pas de pouvoirs exécutifs mais constitue une autorité morale très respectée, s'est dit résolu à «exercer une magistrature active».

Il a assuré qu'il coopérerait «loyalement avec tous les organes de souveraineté dans la défense des grands objectifs stratégiques nationaux».

Les soucis financiers du pays ont dominé la campagne présidentielle. «Les priorités immédiates sont le combat contre le fléau du chômage, la réduction de l'endettement extérieur et le renforcement de la compétitivité de notre économie», a déclaré M. Cavaco Silva, économiste de 71 ans, membre du Parti social- démocrate, principal parti d'opposition de centre-droit.

Suggestion lancée

Pénalisé par le poids de sa dette (82 %) et menacé de récession, le Portugal s'est lui engagé à réduire ses déficits à 4,6 % du PIB fin 2011 grâce à la mise en oeuvre d'une sévère politique d'austérité, imposée par le gouvernement socialiste minoritaire avec l'aval du PSD de M. Cavaco Silva.

«Je serai un référentiel de confiance, de stabilité et de solidarité, sans abdiquer aucun de mes pouvoirs», a ajouté le chef de l'Etat, qui dispose du droit de dissoudre le parlement, où les socialistes au pouvoir sont minoritaires depuis les législatives de 2009.

«La tâche que nous avons devant nous est grande et très exigeante», a-t-il ajouté, promettant d'être «le président de tous les Portugais sans exception», à l'issue d'un scrutin marqué par une abstention record de 53,3 % et par une perturbation des opérations électorales en raison d'une panne informatique.

Son principal rival, Manuel Alegre, qui avait l'appui officiel du Parti socialiste du Premier ministre José Socrates et de l'extrême- gauche, recueille 19,7 % des voix, devant Fernando Nobre, président d'une ONG de médecins, seul candidat de la société civile et qui obtient 14,1 % des voix. Le nombre de votes blancs et nuls dépasse les 6 %.

Division

Avant M. Cavaco Silva, M. Socrates avait déjà promis sa «coopération loyale au président élu», estimant que «les Portugais ont choisi la continuité et la stabilité politique».

Grand vaincu de cette élection, M. Alegre, issu de l'aile gauche du PS et connu pour ses divergences avec M. Socrates, a assumé une défaite personnelle, après avoir répété pendant toute la campagne qu'il n'était «pas le candidat du gouvernement».

A 74 ans, M. Alegre a réalisé un score inférieur à celui qu'il avait obtenu en 2006 (20,7 %) alors qu'il s'était présenté comme «indépendant» lors de la dernière présidentielle, déjà remportée au premier tour par M. Cavaco Silva (50,5 %).

Comme en 2006, la gauche se présentait dimanche en ordre dispersé avec trois prétendants: Manuel Alegre, le communiste Francisco Lopes qui a obtenu 7,1 % des voix, Defensor Moura, un socialiste dissident (1,5 %), sans compter José Manuel Coelho, un ex-communiste député régional de l'île de Madère qui recueille 4,5'% des voix. (reuters/ats/afp)

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