Actualisé 15.11.2011 à 10:29

Présidentielle US

Le prétendant Cain sèche sur la Libye

Le républicain Herman Cain, candidat à la présidentielle américaine, a péché par excès de méconnaissance sur le dossier libyen.

Herman Cain n'en finit pas de faire parler de lui.

Herman Cain n'en finit pas de faire parler de lui.

Herman Cain, l'un des favoris à l'investiture républicaine pour la Maison Blanche, a buté lundi sur la question d'un journaliste portant sur la Libye et la politique adoptée par Barack Obama lors du soulèvement contre le dictateur Kadhafi. Le président a lui parlé de ses soutiens à Hawaii.

L'interview de cinq minutes menée par le «Milwaukee Journal-Sentinel» publié dans le Wisconsin (Nord) a fait le tour d'internet et du site de microblogs Twitter sous le titre 'cainwreck (le naufrage de Cain, NDLR).

«Ah, la Libye», a d'abord répondu le seul candidat noir à l'investiture républicaine, laissant un long silence après la question de savoir s'il approuvait ou non la politique de Barack Obama en Libye.

Suggestion

«Le président Obama a soutenu le soulèvement. C'est bien ça? Le président Obama a demandé le départ de Kadhafi. Je veux juste m'assurer que nous parlons bien de la même chose avant de dire si je suis d'accord ou non», a-t-il dit, secoué par des tics nerveux.

«Je ne suis pas d'accord avec la manière dont il a géré et pour la raison suivante», a-t-il commencé avant de s'interrompre, «non, non c'est autre chose. Il faut que je recommence et que je rassemble toutes les informations qui bouillonnent dans ma tête».

L'incapacité d'Herman Cain à répondre à une question élémentaire d'actualité a stupéfait bon nombre d'experts qui se demandent déjà s'il s'agit là d'une gaffe encore plus énorme que le récent trou de mémoire du candidat républicain Rick Perry lors d'un débat télévisé.

Mesure évoquée

Herman Cain, aux prises avec plusieurs accusations de harcèlement sexuel, a justifié sa bourde en expliquant au journal être «un décideur posé».

«Les gens croient que le président est censé tout savoir sur tout. Mais non, ce n'est pas le cas. Je n'essaye pas de me dérober à la question. J'ai d'abord besoin de connaître du mieux possible tous les faits», a-t-il dit.

Interrogé plus tard dans la journée, Herman Cain a paru surpris de la polémique. «J'ai observé une pause. C'est tout. La belle affaire!», a-t-il affirmé.

Barack Obama a lui dit à ses soutiens dans son Etat natal d'Hawaii que tout ce pour quoi ils s'étaient battus pour le faire élire à la tête de la Maison Blanche en 2008 était toujours en jeu pour la présidentielle de novembre 2012.

Rencontre

Le président, qui a accueilli dimanche à Honolulu le sommet de l'Asie-Pacifique (APEC), a profité de son déplacement dans le Pacifique pour rassembler des fonds pour sa campagne présidentielle.

«Tout ce pour quoi nous nous sommes battus en 2008 est en jeu pour la prochaine élection», a-t-il dit face à 250 participants.

Malmené pour sa troisième année à la tête de la Maison Blanche par une économie moribonde et un taux de chômage à 9 % au total, le président a invité ses soutiens à ne pas perdre espoir.

«Nous n'allons pas gagner la course dans la région Asie-Pacifique en payant les plus petits salaires et en produisant la plus grosse pollution. Nous ne pouvons pas remporter cette course-là», a affirmé Barack Obama.

(ats)

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