Fromule 1: Le «printemps érable» perturbe le GP du Canada
Actualisé

Fromule 1Le «printemps érable» perturbe le GP du Canada

Les organisateurs du Grand Prix du Canada de Formule Un, qui a lieu le week-end prochain, ont annulé la journée «Portes ouvertes» qui se tient traditionnellement sur le circuit Gilles-Villeneuve, à Montréal.

Les organisateurs ont conclu qu'ils valaient mieux restreindre les accès au circuit de peur que les étudiants perturbent l'événement. Cette décision a été prise «après un examen de la situation et une sérieuse réflexion», ont indiqué les organisateurs dans un communiqué mis en ligne sur le site du circuit automobile. Ils en ont décidé ainsi lors de la dernière journée précédant les premiers tours de piste. Pour François Dumontier, le président du Grand Prix du Canada de F1, les risques ne pouvaient être ignorés.

«Notre premier devoir est d'assurer le confort et la sécurité des participants et des spectateurs, ce que nous serons assurément en mesure de faire dès l'ouverture des tourniquets, vendredi matin et tout au long du week-end», a-t-il expliqué dans son communiqué.

«Or, compte tenu des annonces de perturbation récemment formulées, l'admission gratuite et le caractère naturellement plus ouvert de la journée 'Portes ouvertes' présentaient certains risques que nous ne pouvions prendre», a-t-il ajouté.

Aucun accord

La province francophone du Québec est depuis la mi-février le théâtre de manifestations étudiantes parfois violentes contre l'augmentation des frais de scolarité décidée par le gouvernement provincial. Les négociations entamées entre le gouvernement québécois et les représentants des étudiants ont été levées jeudi dernier sans qu'aucun accord ne soit possible.

Quelque 155'000 étudiants québécois, soit plus du tiers des effectifs universitaires de la province francophone, sont en grève illimitée pour protester contre la hausse de 75% des frais de scolarité étalée sur sept ans, annoncée par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Les grévistes, dont le mouvement est baptisé par certains le «printemps érable», craignent de devoir s'endetter et dénoncent plus généralement la politique d'austérité du gouvernement.

(ats)

Ton opinion