Cambriolages à Genève: Le prix de l'or en cause
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Cambriolages à GenèveLe prix de l'or en cause

La hausse du nombre de cambriolages à Genève s'explique en grande partie par la hausse du prix du gramme d'or, selon la police. Le vol de bijoux et d'argent est plus lucratif qu'il y a un ou deux ans.

Les statistiques des cambriolages commis à Genève battent des records depuis trois ans.

Les statistiques des cambriolages commis à Genève battent des records depuis trois ans.

Les statistiques des cambriolages commis à Genève battent des records depuis trois ans. Cette augmentation s'explique en grande partie par la hausse du prix du gramme d'or, estime Jean- François Cintas, chef de la brigade des cambriolages de la police genevoise.

«De 10 euros il y a un an ou deux, le gramme est passé à 23-25 euros aujourd'hui. Un marché lucratif pour les cambrioleurs et pour les gens du voyage, qui se sont spécialisés dans le vol de bijoux et d'argent», relève le policier dans un entretien paru samedi dans «Le Temps». «La plupart des bijoux volés partent à la refonte et sont revendus au poids», précise-t-il.

Selon M.Cintas, on recensait 3389 cambriolages au 31 mai, contre 3102 à la même date en 2010. Il y a eu une augmentation de 15-20% chaque mois, sauf en avril où on a enregistré une baisse. Et d'ajouter qu'il y a en moyenne 20 à 30 cambriolages par jour à Genève. «Cette criminalité nous empoisonne la vie», souligne M.Cintas.

Outre le prix de l'or, le chef de la brigade des cambriolages explique le phénomène par un afflux massif de gens originaires de pays de l'ex-URSS, notamment Géorgiens. Les Tziganes et les Maghrébins ne sont toutefois pas en reste. Ces derniers opèrent plutôt le soir ou la nuit, explique M.Cintas, alors que les Géorgiens et les Tziganes misent plutôt sur les matinées.

Arrestations transfrontalières

La frontière complique la tâche de la police pour procéder à des arrestations, analyse le spécialiste. De plus, «le nouveau code de procédure pénale, entré en vigueur le 1er janvier 2011, laisse une seconde chance aux auteurs de délits considérés comme pas graves, dont le cambriolage», explique-t-il.

Si les délinquants sont condamnés à faire deux à six mois de prison, selon leurs antécédents, la peine n'est pas exécutoire de suite à cause d'un délai de dix jours pour recourir. Ils «ont le temps de cambrioler encore deux ou trois fois avant de prendre la poudre d'escampette», constate le policier.

(ats)

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