Actualisé 04.03.2010 à 21:59

LausanneLe prix de l'ordinateur rend les douaniers suspicieux

Pièce de collection ou casserole, la douane a dû trancher pour un PC destiné à une collection de vieilles machines.

von
Joël Burri

On ne la fait pas aux douaniers! La valeur d'un objet destiné à un musée ne peux pas être que de quelques livres anglaises! La nouvelle pièce du Musée Bolo, une collection d'appareils informatiques anciens, a ainsi été coincée près de deux semaines en douane. «Le donateur anglais qui m'envoyait à ses frais cette machine, l'a estimé très faiblement, considérant qu'il s'agit d'une machine obsolète», explique Yves Bolognini fondateur du Musée Bolo. Un prix suspect pour les fonctionnaires fédéraux.

«Les services de douane doivent taxer les biens selon la valeur à laquelle ils pourraient être revendus, explique Michel Bachar, porte-parole des gardes-frontière. Prenons le cas d'une personne qui achèterait une voiture à bas prix car obsolète, mais qui la garderait suffisamment longtemps pour qu'elle devienne une rareté. A l'importation en Suisse, celle-ci serait taxée selon sa valeur marchande et non selon son prix lors de l'acquisition.»

Un principe qui oblige les agents à estimer la valeur des produits qui traversent les frontières et à mener des enquêtes complémentaires en cas de doute. «Un envoi peut être retenu en douane le temps de faire appel à un expert.» En l'occurrence, le Compukit UK 101 qui manquait au Musée Bolo est finalement arrivé jeudi a destination. «Sa valeur a été jugée suffisamment faible pour que le transporteur accepte de me le laisser derrière ma porte», sourit Yves Bolognini.

Le Musée Bolo

La collection est exposée en Faculté informatique et communication de l’EPFL.

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