Suisse – Le prix de l’essence flambe et ce n’est peut-être pas fini

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SuisseLe prix de l’essence flambe et ce n’est peut-être pas fini

Selon les endroits en Suisse, l’essence a déjà dépassé 2 francs le litre ou est tout près d’atteindre ce prix. Plusieurs facteurs sont en cause pour expliquer cette flambée des prix.

Faire le plein n’a plus coûté aussi cher depuis 10 ans.

Faire le plein n’a plus coûté aussi cher depuis 10 ans.

20min/Simon Glauser

Vous l’avez sans doute constaté si vous avez une voiture: le prix de l’essence à la colonne ne cesse de grimper. En Suisse romande, il faut désormais débourser plus de 1,90 franc pour un litre de sans-plomb 95. Et sur l’autoroute, celui-ci a déjà dépassé 2 francs par endroits.

Il faut dire que depuis début décembre, le prix d’un baril de pétrole brut (159 litres) de type Brent est passé de 70 à 92 dollars américains actuellement. Soit une hausse de prix de près d’un tiers. Ce qui se répercute évidemment sur les prix à la pompe. «Depuis le début de l’année, nous avons enregistré trois hausses de trois centimes par litre chacune», confirme Daniel Graf, porte-parole du TCS, interrogé par les journaux Aargauer Zeitung et Luzerner Zeitung.

Les tarifs les plus chers depuis 10 ans

Du coup, jamais le plein n’a été aussi cher depuis dix ans. La dernière fois que le litre de sans-plomb 95 a coûté près de 1,90 franc, c’était début septembre 2012. Et le diesel avait atteint un prix de 1,91 franc le litre en mars 2013, relèvent les journaux. Mais les prix les plus élevés jusqu’à présent ont été enregistrés fin juin 2008. À l’époque, l’essence coûtait en moyenne 1,99 franc et le diesel 2,27 francs le litre, selon Daniel Graf. Certaines stations-service demandaient plus de deux francs par litre pour l’essence.

Que se passe-t-il qui puisse expliquer une telle flambée du pétrole? Trois facteurs sont en cause. Premièrement, une vague de froid dans l’État américain du Texas a attisé la crainte que la production de pétrole dans cet État ne s’effondre. C’était déjà le cas en février 2021, lorsque le froid de l’époque avait fait chuter la production pétrolière américaine de 40%.

Ukraine et reprise aussi

Ensuite, la crise ukrainienne est une source d’incertitude supplémentaire. Si la Russie devait envahir l’Ukraine, Moscou se verrait probablement imposer des sanctions, ce qui menacerait à son tour les livraisons de pétrole et de gaz de la Russie avec pour conséquence une nouvelle hausse massive du brut, expliquent les deux médias. Enfin, en raison de la reprise de la demande suite à la fin de la pandémie de Covid, il y a des craintes que les quantités de pétrole produites ne soient pas suffisantes - ce qui fait encore grimper les prix.

Et cette hausse n’est peut-être pas finie. Le TCS part en effet du principe qu’une année comme 2008 se profile avec des tarifs à la pompe à plus de deux francs le litre. 

(cht)

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