Votations du 25 septembre: «Le prix du lait, de la viande et du fromage augmenteraient»

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Votations du 25 septembre«Le prix du lait, de la viande et du fromage augmenteraient»

Alain Berset a informé mardi sur l’initiative contre l’élevage intensif sur laquelle le peuple se prononcera. Les arguments du Conseil fédéral et ceux du comité d’initiative sont explicités.

Des normes plus strictes toucheraient à l’activité de plusieurs éleveurs en Suisse, selon le Conseil fédéral.

Des normes plus strictes toucheraient à l’activité de plusieurs éleveurs en Suisse, selon le Conseil fédéral.

viandesuisse.ch

Le 25 septembre 2022, le peuple est appelé à s’exprimer sur l’initiative populaire «Non à l’élevage intensif en Suisse». L’initiative vise à introduire dans la Constitution une disposition protégeant la dignité des animaux de rente et à interdire l’élevage intensif qui, selon ses auteurs, porte systématiquement atteinte au bien-être des animaux.

En cas d’acceptation du texte, la Confédération devrait fixer des exigences minimales plus strictes en matière d’élevage, qui s’appliqueraient également aux produits importés. Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l’initiative. Ils estiment que la dignité et le bien-être de l’animal sont déjà protégés par la loi et que de plus en plus d’animaux de rente sont détenus de façon respectueuse.

Pour les initiants, la Suisse peut mieux faire

Le comité d’initiative estime que, bien qu’ils puissent souffrir comme tous les êtres vivants, les animaux ne sont pas considérés comme tels, mais comme des marchandises. Bien que la loi fédérale sur la protection des animaux soit souvent qualifiée d’exemplaire, la réalité est, selon lui, tout autre dans le domaine de l’élevage intensif. Les animaux sont entassés par milliers dans des halles et rares sont ceux qui peuvent fouler l’herbe d’un pré au cours de leur vie. C’est pourquoi l’initiative demande un hébergement et des soins respectueux des animaux, des sorties régulières en plein air, une réduction de la taille des groupes et des conditions d’abattage respectueuses des animaux.

Pour Berne, la Suisse en fait déjà assez

Le Conseil fédéral et le Parlement considèrent que l’initiative est inutile, puisque les formes d’élevage qui portent atteinte au bien-être des animaux sont déjà interdites en Suisse. De plus, la dignité et le bien-être de l’animal sont protégés par la loi et de plus en plus d’animaux de rente sont détenus de façon particulièrement respectueuse. En voulant soumettre d’une façon générale l’élevage aux normes bio, l’initiative va trop loin. De nombreuses denrées alimentaires deviendraient nettement plus chères. C’est pourquoi le Conseil fédéral et le Parlement recommandent de rejeter l’initiative.

Une mise en œuvre coûteuse

(comm/jbm)

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