Le procès du brocanteur tueur va durer quatre jours
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Le procès du brocanteur tueur va durer quatre jours

Genève. Le brocanteur a indemnisé deux caisses de pension qui ne sont plus parties civiles au
procès.

Il y aura deux parties civiles de moins au procès du brocanteur qui débute ce matin aux Assises. «Deux caisses de compensation ont retiré leur constitution de partie civile», confirment Mes Robert Assaël et Vincent Spira, les avocats de «Jipé». «Jipé», 62 ans, brocanteur et restaurateur bien connu à Genève, est accusé d'avoir tué Giovanni en 1994 et de l'avoir «escroqué» une fois mort, en touchant ses rentes AVS et AI.

Au total, 133 000 fr. ont été détournés. «Notre client a indemnisé les deux caisses. Il a aussi envoyé régulièrement de l'argent à la famille de la victime grâce au pécule gagné en travaillant en prison», poursuit Me Assaël. Le sexagénaire devra expliquer à la Cour pourquoi il a tiré sur Giovanni, qui l'aidait parfois au marché aux Puces. Il devra aussi raconter comment, pendant plus de dix ans, il a fait griller des saucisses au-dessus du cadavre, enterré dans son jardin d'Athenaz.

Ce sont les confessions d'un détective, ami du brocanteur, qui ont conduit à son arrestation. L'homme sera appelé à la barre comme témoin, tout comme un ancien juge, démissionné du Palais de justice en mai 2004.

Inculpé d'assassinat, «Jipé» risque de finir sa vie derrière les barreaux. A moins que ses avocats ne réussissent à convaincre le jury que rien n'était prémédité et qu'il ne s'agissait «que» d'un meurtre. Un meurtre qui serait d'ailleurs prescrit.

Valérie Duby

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