Actualisé 04.12.2011 à 09:19

Genève

Le procès du tireur de Lancy s'ouvre lundi

L'homme qui avait tiré sur un groupe d'adolescents, blessant grièvement une jeune fille de 16 ans, doit rendre des comptes devant la justice dès lundi.

Le procès qui s'ouvre lundi devant le Tribunal criminel de Genève promet d'être lourd en émotions. Un homme de 30 ans devra répondre de tentative d'assassinat. En octobre 2010, il avait tiré sur un groupe de jeunes, blessant grièvement à la tête une adolescente.

L'affaire avait fait grand bruit. Plongée dans le coma, Marina s'était retrouvée entre la vie et la mort durant de longs jours. Elle s'en est finalement sortie après avoir subi deux interventions chirurgicales et avoir passé un mois aux soins intensifs. Aujourd'hui, à 16 ans, elle vit avec une balle dans la tête.

Prévenu éconduit

Le destin de l'adolescente a basculé un après-midi d'octobre. Marina se trouve avec quatre amies dans le préau d'une école du Petit-Lancy (GE) à discuter de choses et d'autres. L'accusé s'approche du groupe de jeunes filles pour tenter de lier connaissance. Il essuie un échec et une dispute éclate.

Trois garçons viennent alors en aide aux adolescentes et une nouvelle altercation a lieu entre eux et le prévenu. Ce dernier, se sentant frustré et humilié selon l'acte d'accusation, rejoint son domicile tout proche, et s'empare de son Glock 17. Il introduit dans l'arme un magasin chargé de dix cartouches.

L'accusé retourne ensuite dans le préau de l'école, le pistolet glissé dans son short. Marina, une de ses copines et deux garçons sont encore sur place. Le prévenu pointe son arme en direction des jeunes gens qui s'enfuient en courant. Il tire un coup de feu. La balle entaille la joue d'un adolescent et touche Marina à la tête.

Manque de scrupules

L'acte d'accusation relève «le manque complet de scrupules et la grande froideur affective» dont a fait preuve le tireur lors des faits. Il souligne «le motif totalement futile», à savoir une dispute, qui a poussé l'accusé à commettre l'impensable. Il note à décharge que le prévenu n'a pas tiré une seconde fois.

Le procès dure jusqu'à vendredi. L'accusé est défendu par Philippe Girod. Marina et les trois autres jeunes gens sont représentés par François Canonica, Lorella Bertani et Alexandra Clivaz-Buttler.

(ats)

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