Actualisé 27.10.2009 à 21:34

GenèveLe procureur général est prié de revoir sa copie

Daniel Zappelli a corrigé une grosse faute dans l'acte d'accusation de la BCGe. Mais la défense ne veut pas en rester là.

par
Valérie Duby

«C'était une erreur, le tir a été corrigé», a indiqué d'emblée le procureur général Daniel Zappelli, mardi devant la Chambre d'accusation. Un lapsus, une erreur «technique» qui avait conduit le représentant du Parquet à écrire que Dominique Ducret, ancien président du conseil d'administration de la banque cantonale, avait touché un bonus de 65 000 francs en 1997. Ce qui est faux.

Faute avouée à moitié pardonnée? Les avocats des cinq accusés, inculpés de gestion déloyale et de faux dans les titres, ne comptent pas en rester là. Après sept ans d'instruction, 905 heures d'audience, un dossier de 1500 classeurs fédéraux aussi haut que le jet d'eau, la défense souhaite encore des compléments d'information, notamment la production de notes confidentielles, de rapports, de PV, etc.

«Les réquisitions doivent retourner chez le procureur général», assène Me Alec Reymond, avocat d'un ancien réviseur de la banque. Le défenseur demande, au passage, de supprimer les 75 pages préliminaires de l'acte d'accusation. L'audience de mardi est un avant-goût du procès fleuve qui aura lieu l'an prochain. Rappelons que la débâcle de la BCGe a coûté plus de deux milliards de francs à l'Etat et aux contribuables genevois.

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