Le zurichois OZ a encore séduit Drake
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Hip-hopLe producteur zurichois OZ a encore séduit Drake

OZ a créé quatre des chansons qui figurent sur l’album «Certified Lover Boy» du rappeur canadien. Le producteur avait déjà travaillé avec la star par le passé.

par
Lara Hofer
Oz et Drake ont passé un Noël ensemble.

Oz et Drake ont passé un Noël ensemble.

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Le beatmaker OZ est un cador du son qui a déjà travaillé avec Travis Scott ou G-Eazy. Avec Drake également puisqu’il est l’un des producteurs du tube «Toosie Slide», sorti en avril 2020, du Canadien. Sur le dernier album en date du rappeur, «Certified Lover Boy» sorti le 4 septembre 2021, le Zurichois de 29 ans a participé à la production de «Girls Want Girls», «Fair Trade», «Love All» et «No Friends In The Industry».

OZ, comment décrivez-vous votre travail?

Je produis l’instrumental d’un titre sur lequel l’artiste rappe ensuite.

Comment en êtes-vous venu à travailler avec Drake?

Ma carrière musicale a commencé il y a sept ans. Je me suis fait un nom parmi les rappeurs grâce au bouche-à-oreille. En 2018, après le succès de «Sicko Mode» (ndlr: tube de Travis Scott sur lequel il a bossé), les portes d’artistes comme Drake se sont ouvertes.

Vous entendez-vous bien avec lui?

Oui très bien! Peu de temps avant la pandémie, il m’a invité chez lui et nous avons fêté Noël ensemble. Sinon, bien sûr, nous discutons souvent musique ensemble.

Où travaillez-vous?

Je vis toujours en Suisse. Je travaille mieux ici qu’ailleurs parce que j’ai la paix et je ne subis aucune pression extérieure.

Combien de temps vous faut-il pour produire un titre?

Parfois, cela prend une demi-heure et parfois, cela prend des jours. Fondamentalement, plus le rythme est simple, mieux c’est. Aux États-Unis, on dit que «la simplicité est la clé». Reste que c’est vraiment difficile de faire en sorte qu’un beat sonne simplement tout en dégageant quelque chose de spécial.

Touchez-vous une part des revenus des hits?

Oui. Dès que la chanson est publiée, je gagne de l’argent sur les streams, les vues sur YouTube, les ventes, les passages à la radio, etc…

Vous attendiez-vous à connaître le succès?

Non. Personne dans ma famille n’est vraiment musicien. Au départ, ce n’était qu’un hobby pour moi. Je faisais des sons pour m’amuser après l’école. À mes débuts, ça me semblait impossible de réussir aux États-Unis puisque aucun Suisse n’y avait réussi avant moi.

Avec quels artistes rêvez-vous de travailler?

Mon plus grand objectif était de faire un morceau avec Jay-Z. Avec «Love All», je l’ai atteint. J’aimerais bien travailler pour des artistes comme Beyoncé et Ariana Grande. Mais, pour l’instant, je me consacre à Travis Scott et à son nouveau projet.

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