Italie: Le prof diffuse un film d’horreur: nausées et larmes dans l’aula

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ItalieLe prof diffuse un film d’horreur: nausées et larmes dans l’aula

Un enseignant de Crémone qui effectuait un remplacement a accepté de laisser des adolescents regarder le film de leur choix. La séance a tourné court.

Ce film sorti en 2016 met en scène un clown sanguinaire.

Ce film sorti en 2016 met en scène un clown sanguinaire.

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Malaise dans une école secondaire de Crémone, en Italie. Lors d’un récent cours, des élèves âgés d’environ 13 ans ont demandé à leur professeur remplaçant s’ils pouvaient regarder un film dans l’aula. L’enseignant a donné son accord et laissé les adolescents choisir le programme. Les jeunes ont alors jeté leur dévolu sur «Terrifier», un film d’horreur sorti en 2016 et mettant en scène un clown tueur. Face à la violence de certaines scènes, des élèves se sont sentis mal et ont souffert de nausées. La diffusion a finalement été interrompue, rapporte «La Repubblica».

Outrés, des parents d’élèves ont écrit au directeur de l’école pour exiger une explication. Celui-ci s’est contenté d’expliquer que l’administration scolaire «a réagi comme elle le devait». Conseillère responsable de l’éducation, Maura Ruggeri évoque pour sa part «un épisode malheureux, mais qui ne peut en aucun cas faire l’objet d’une généralisation». Giovanni Schintu, qui gère un des cinémas de la ville, s’est dit estomaqué par cet incident. «Je suis sans voix. Cela montre comment le cinéma est malheureusement et trop souvent considéré par beaucoup comme un moment de divertissement banal», déplore-t-il.

Sur les réseaux sociaux, les réactions ont été nombreuses. «Même moi, je ne suis pas arrivé à la fin de ce film, et j’ai 44 ans. Imaginons quel effet terrifiant il peut avoir sur des très jeunes», s’indigne un internaute. Un autre utilisateur estime pour sa part qu’il est «difficile de croire que des jeunes de 13 ans qui ont grandi devant des jeux vidéo de type «shoot ‘em up» et avec des smartphones toujours dans les mains puissent s’évanouir pour quelques scènes de violence». La plupart s’accordent à dire qu’il faut «d’abord défendre l’insouciance des enfants».

(joc)

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