Actualisé 14.10.2015 à 18:03

Rachat par Saint-Gobain

Le projet d'acquisition de Sika «avance doucement»

Le directeur général du groupe industriel français Saint-Gobain, a confirmé vouloir mener à son terme le rachat du fabricant zougois, malgré un appel des cadres de Sika.

Le directeur général du groupe industriel français Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar, estime que l'acquisition de Sika «avance doucement», rejetant ainsi implicitement l'appel des cadres du fabricant zougois de spécialités chimiques à abandonner l'opération. Celle-ci sera menée à son terme, avance-t-il.

Cette acquisition, annoncée à la fin de l'année dernière par Saint-Gobain, «avance doucement», a expliqué le directeur général lors d'une conférence de presse à l'occasion de la commémoration à Paris des 350 ans de l'ex-manufacture royale fondée par Colbert en 1665.

«A chaque fois qu'il y a eu une décision définitive de la justice suisse, elle a été en notre faveur», a rappelé le patron du groupe français, en allusion notamment au rejet récent par le Tribunal administratif fédéral du recours de la fondation Bill & Melinda Gates qui contestait une clause dispensant Saint-Gobain de lancer une offre publique d'achat (OPA).

Rachat mené à son terme

«Je pense que cette acquisition sera menée à son terme», a ajouté Pierre-André de Chalendar, sans toutefois préciser dans quel délai il espérait boucler l'opération.

En décembre dernier, Saint-Gobain avait proposé 2,75 milliards de francs à cinq membres de la famille du fondateur de Sika pour racheter leurs parts, qui se montent à 16,1% du capital, mais représentent 52,4% des droits de vote.

Dans une lettre adressée mardi à Pierre-André de Chalendar, les cadres du groupe de Baar (ZG) ont exhorté le PDG «à reconsidérer (ses) projets». Le groupe français et une partie des dirigeants de Sika s'affrontent depuis maintenant dix mois autour de l'offre faite aux héritiers du fondateur de Sika.

Cette offre doit lui permettre de prendre le contrôle du groupe zougois sans avoir à lancer d'OPA, mais elle s'est heurtée à une vive opposition d'une partie des dirigeants de Sika, ainsi que d'actionnaires minoritaires, telles que la fondation Bill & Melinda Gates.

L'opération a déjà obtenu le feu vert de la Commission européenne en juillet, suivi par l'aval de la Commission fédérale de la concurrence (COMCO) mi-septembre. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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