Fédérales 2001: Le PS a le vent en poupe

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Fédérales 2001Le PS a le vent en poupe

Le Parti socialiste est le seul parti à apparaître à fin août à la fois plus fort qu'en 2007 et que lors du précédent Baromètre électoral de fin juillet.

L'UDC a redressé la barre après une chute amorcée en avril. PLR et PDC perdent chacun un demi-point en un mois.

Si les élections fédérales avaient eu lieu fin août, le grand gagnant serait le PS, même si l'UDC demeure en tête. Avant que soit connue la démission de Micheline Calmy-Rey, les socialistes gagnent un point par rapport aux élections de 2007 et deux points par rapport au dernier baromètre de fin juillet, à 20,5% d'intentions de vote.

Le PS bénéficie clairement de la crise du franc fort et des inquiétudes sur l'emploi qu'elle entraîne dans la population. Selon les politologues de l'institut gfs.bern, le PS est considéré comme le parti le plus compétent pour trouver des solutions à ce problème.

L'UDC interrompt sa baisse

Interrompant une baisse de 2,5 points depuis avril, l'UDC a repris 0,6 point durant le dernier mois. Avec 28% d'intentions de vote, le premier parti suisse est toutefois encore à près d'un point en dessous de sa performance d'il y a quatre ans, précise l'institut gfs.bern, auteur du sondage pour le compte de la SSR.

Le PLR est le parti qui perd le plus depuis les dernières élections (2,1 point à 15,6%), alors que le PDC se retrouve exactement à son niveau de 2007 (14,5%). En un mois tous deux perdent un demi-point.

Pour la première fois depuis avril et les premiers effets de la catastrophe de Fukushima, les Verts ne progressent plus. Ils ont même perdu 0,6 point ce dernier mois, se retrouvant au niveau de 2007, à 9,5%.

Les Vert'libéraux se stabilisent quant à eux, ne perdant que 0,1 point en août alors qu'ils avaient égaré plus d'un point depuis avril. Mais comme ils ont connu une forte progression auparavant, ils affichent des intentions de vote supérieures de 3,1 points par rapport à leur résultat de 2007, à 4,5%.

Quant au PBD, qui n'a pas participé aux précédentes élections, il brille par sa stabilité, autour de 3%. Ce dernier mois, il a gagné 0,2 point.

Franc fort

L'électorat se montre versatile. Ainsi les problèmes d'environnement et d'énergie qui constituaient encore la priorité pour 47% des sondés en avril, ne l'était plus que pour 25% à fin août (- 4 points supplémentaires durant le dernier mois). La tendance est inversée pour l'évolution économique. Alors que 15% seulement des sondés la considérait comme un problème prioritaire fin juillet, ils étaient 22% à le penser fin août.

Seule l'immigration demeure le problème principal des Helvètes depuis longtemps. Fin août, ils étaient encore 40% ( - 3 points) à y voir là la préoccupation majeure. Dans la foulée des préoccupations économiques et bien qu'il demeure à un niveau bas de 2,8%, le chômage a lui aussi gagné des points ( 4) au hit-parade des soucis des Suisses, à 15%.

La sécurité sociale et l'AVS (de 14% à 11%) et la santé ou les caisses maladie (14%, inchangé) sont également cités parmi les inquiétudes des Suisses. Réalisé auprès de 2009 électeurs des principales régions linguistiques, ce sondage comporte une marge d'erreur de plus ou moins 2,2%, précise l'institut gfs.bern (ats)

Confiance dans le Conseil fédéral

Les personnes sondées entre fin août et début septembre font confiance au Conseil fédéral actuel pour régler les problèmes. Avec 63%, le taux de confiance n'a jamais été aussi élevé depuis que la question est posée dans les baromètres électoraux. Depuis octobre dernier, ce taux a oscillé entre 55% et 58%.

Même si les Suisses ne se sentent pas vraiment compétents pour se prononcer (30% ne veulent ou ne peuvent pas répondre), la formule actuelle du gouvernement (2 PS, 2 PLR, 1 UDC, 1 PDC, 1 PBD) est la préférée (28%). Ils sont 14% à vouloir revenir à la formule précédente (2 PS, 2 PLR, 2 UDC, 1 PDC).

Seuls 11% veulent y introduire un écologiste (2 UDC, 2 PS, 1 PLR, 1 PDC, 1 Vert) et 10% vont jusqu'à souhaiter un gouvernement de centre-gauche sans l'UDC (2 PS, 2 PDC, 2 PLR, 1 Vert). La formule la moins soutenue (7%) prévoit 3 UDC, 2 PLR et 2 PDC, reléguant la gauche dans l'opposition.

Peu de soutien à Calmy-Rey

En annonçant mercredi qu'elle ne prétendait pas à un nouveau mandat, Micheline Calmy-Rey a eu fin nez. Selon le sondage de l'institut gfs.bern pour le Baromètre électoral de la SSR réalisé entre fin août et début septembre, la présidente de la Confédération est celle des sept conseillers fédéraux que les Suisses souhaitent le moins voir réélue le 14 décembre, avec 51% d'avis favorables et 35% qui y sont opposés.

Doris Leuthard arrive largement en tête avec 75% d'avis favorables contre 11%. Suivent, dans un mouchoir de poche, deux des trois derniers venus: Simonetta Sommaruga (70% contre 13%) et Didier Burkhalter (69% contre 11%). Celle dont le siège apparaît le moins solide, Eveline Widmer-Schlumpf, est bien soutenue par la population (65% contre 20%).

Ueli Maurer (60%/23%) et Johann Schneider-Ammann (56%/21%) arrivent en fin de classement, juste devant Mme Calmy-Rey. Réalisé auprès de 2009 électeurs des principales régions linguistiques, ce sondage comporte une marge d'erreur de plus ou moins 2,2%, précise l'institut gfs.bern.

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