Actualisé 15.06.2010 à 18:44

Affaire UBS

Le PS lance une pétition contre les «profiteurs»

Le Parti socialiste (PS) ne digère pas les décisions des Chambres fédérales sur l'affaires UBS.

La banque suisse a évité la commission d'enquête parlementaire.

La banque suisse a évité la commission d'enquête parlementaire.

Le Parti socialiste lance une pétition en ligne adressée au Conseil fédéral après le refus d'instituer une commission d'enquête parlementaire (CEP) et de joindre des mesures à l'accord avec les Etats-Unis.

«C'est un véritable sauf-conduit que les Chambres fédérales viennent d'accorder en ce début de semaine aux affairistes à l'origine de la crise», souligne le PS dans un communiqué. Ainsi, l'affaire UBS ne sera pas soumise aux investigations d'une CEP tandis que l'accord entre la Suisse et les Etats-Unis ne sera pas flanqué de mesures d'accompagnement visant à résoudre la problématique des banques trop grandes pour faire faillite, ni d'une taxe sur les bonus et rémunérations dépassant un million de francs.

Pour le PS, «la coupe est pleine: le Parlement ne saurait se transformer en un centre de services réservé à quelques privilégiés». Il faut introduire d'urgence un dispositif permettant de réduire le risque systémique que génèrent certains établissements financiers. C'est dans cette perspective que le PS lance une pétition intitulée «Les profiteurs vs. le peuple: 1-0, balle au centre!»

(ap)

Pour plus d'informations, consultez le site du Parti socialiste

Les Américains campent sur leur position

L'autorité fiscale américaine (IRS) campe sur sa position après l'approbation mardi de l'accord d'entraide administrative sur l'UBS par le Conseil national, soumis toutefois au référendum facultatif. Elle demande que la Suisse respecte son engagement.

L'IRS gardera un oeil sur le développement de cette affaire jusqu'à la fin de la session parlementaire, écrit dans une prise de position son porte-parole, Frank Keith. Il rappelle aussi que l'accord prévoit la livraison de quelque 4500 noms et données de clients américains de la banque suisse.

«Nous attendons que le gouvernement suisse s'en tienne à l'accord, et ce dans le calendrier convenu», explique M. Keith. «Nous partons du principe que cette affaire aboutira à une conclusion positive mais nous sommes prêts à utiliser toutes nos options légales ouvertes, y compris les tribunaux américains, au cas où les efforts actuels devaient rester vains», ajoute-t-il.

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