Champions League: Le Real s'impose au terme d'un match renversant

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Champions LeagueLe Real s'impose au terme d'un match renversant

Menée 1-0, l'équipe espagnole se qualifie pour les quarts de finale après sa victoire 1-2 face à Manchester United. L'expulsion de Nani à l'heure de jeu a fait tourner le match.

Modric a égalisé d'une frappe magistrale à l'entrée de la surface.

Modric a égalisé d'une frappe magistrale à l'entrée de la surface.

Gagner trois Ligues des Champions à la tête de trois clubs: Jose Mourinho a toujours le droit de nourrir ce rêve grandiose ! L'entraîneur portugais a mené le Real Madrid à la victoire (2-1) à Old Trafford face à Manchester United en match retour des huitièmes de finale. En ballottage défavorable après le 1-1 concédé dans son antre de Bernabeu, le Champion d'Espagne a obtenu une qualification qui, à l'heure de l'analyse, est amplement méritée. Les Madrilènes ont, tant à l'aller qu'au retour, imposé une maîtrise collective indéniable.

Elle a été acquise en l'espace de trois minutes sur des réussites de Modric (66e) et de Ronaldo (69e). Elle a été, il est vrai, grandement facilitée par l'expulsion de Nani à la 56e qui survenait huit minutes après l'ouverture du score de Manchester United. Ce scénario n'est pas sans rappeler celui du quart de finale contre le Bayern Munich de 2010 avec l'expulsion de Rafael à Old Trafford qui avait provoqué la perte des Mancuniens.

Rooney sur le banc

Alex Ferguson a bien trompé son monde. Le manager de Manchester United n'avait, en effet, pas titularisé Wayne Rooney dans ce match pour lequel, selon Jose Mourinho, «le monde s'était arrêté». Sir Alex a préféré miser sur Nani pour exploiter les espaces libérés par des Madrilènes contraints et forcés de prendre le jeu à leur compte.

Seulement, face à la vitesse d'intervention du capitaine Ramos et du stupéfiant Varane (19 ans !), les attaquants mancuniens ont eu de la peine à exister. La meilleure chance de la première période fut d'ailleurs pour un défenseur: Vidic armait à la 21e minute une tête sur le poteau gauche de Diego Lopez après un corner botté par Ryan Giggs qui ne gardera pas un souvenir lumineux de son millième match.

Bien heureux de ne pas concéder l'ouverture du score sur cette action et sur celle de la 34e qui voyait Welbeck rater presque l'immanquable, le Real a exercé une domination bien stérile en première période. Avec Higuain en pointe et Ronaldo sur la gauche, les Madrilènes n'ont jamais pu désarçonner Ferdinand et Vidic. Acclamé par son ancien public lors de la présentation des joueurs, Ronaldo ne devait pas être surpris de retrouver une équipe qui sait parfaitement défendre.

Une équipe qui sait parfaitement défendre mais qui est capable aussi de frapper à tout instant. A la 48e, après une action initiée par Van Persie, Nani abusait Varane pour armer un centre qui était tout d'abord dévié par Welbeck et ensuite par Ramos pour l'autogoal parfait.

Un pied trop haut

La joie des Mancuniens était toutefois de courte durée. A la 56e, Nani écopait d'un carton rouge sévère pour avoir levé trop haut son pied devant Arbeloa. A dix contre onze, les Red Devils se retrouvaient dans une situation presque sans issue malgré l'avantage au score. José Mourinho réagissait parfaitement face à cette nouvelle donne en lançant Modric pour Arbeloa. Le Croate était décisif très vite avec cette frappe de la 66e qui trouvait le poteau rentrant pour l'égalisation. Le vent avait tourné.

C'est Cristiano Ronaldo qui devait porter le coup de grâce. Sur une action amenée par Modric et Özil, Higuain centrait au second poteau pour le Portugais qui marquait très facilement. Il avait l'élégance de ne pas célébrer ce but qui brisait toutes les illusions de son ancien club. Un but qui est sans aucun doute l'un des plus importants de sa carrière. (ats)

Borussia Dortmund passe avec brio

Borussia Dortmund s'est qualifié avec brio pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Les Allemands ont battu Shakhtar Donetsk 3-0 après avoir obtenu le 2-2 à l'aller. Les buts ont été inscrits par Santana (31e), Götze (37e) et Blaszczykowski (59e). Le succès des jaune et noir est totalement mérité et le Borussia fait de plus en plus figure d'outsider très sérieux dans la compétition. Dortmund, qui va devoir abandonner son titre de champion et qui a été sorti de la Coupe, peut désormais tout miser sur la reine des compétions européennes. Et le club a de sérieux arguments à faire valoir, car le collectif qu'il présente est impressionnant et il permet aux individualités de s'épanouir dans un projet de jeu commun. Le Borussia a dominé dès le coup d'envoi, monopolisant le ballon et lançant des vagues successives d'attaques rapides. Les protégés de Jürgen Klopp, avec 66% de possession en première période, ont presque constamment étouffé leurs adversaires. Leur emprise sur la rencontre se concrétisait par des réussites de Santana et Götze. Deux longueurs d'avance représentaient alors un salaire minimum pour Dortmund si l'on considère notamment plusieurs autres situations chaudes devant la cage de Pyatov. Les Ukrainiens, inoffensifs durant 45 minutes, se réveillaient après la pause. En cinq minutes, ils se créaient trois occasions, dont une très nette par Douglas Costa, qui manquait le cadre d'un rien (48e). Mais le Borussia serrait sa garde, avant d'assurer sa qualification avant l'heure de jeu par Blaszczykowski, qui profitait d'un ballon relâché par Pyatov après une frappe de Gündogan.

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