Vœux de la Confédération: «Le réalisme m’interdit de former des vœux trop enthousiastes»
Publié

Vœux de la Confédération«Le réalisme m’interdit de former des vœux trop enthousiastes»

L’allocution de Nouvel-An du président de la Confédération, Guy Parmelin, se veut à la fois réaliste et optimiste. Le Vaudois appelle à l’unité et à la cohésion.

Guy Parmelin. 

Guy Parmelin.

AFP

«Les inconnues sont nombreuses et la situation demeure précaire», admet le président de la Confédération dans ses vœux à la nation, publiés sur le site de la Confédération et relayés sur la chaîne Youtube du Conseil fédéral ce vendredi 1er janvier. Guy Parmelin évoque «une année sombre» qui a détruit des entreprises et envoyé des personnes au chômage, une situation d’autant plus «cruelle» que l’être humain, comme le soulignait Aristote, est fait par nature pour vivre avec ses semblables ».

Avec cran et vigueur

Dans son nouvel habit de président, le Vaudois se veut également proche des citoyens, en leur adressant «du fond du cœur, de chaleureuses pensées». Il souhaite également insuffler de l’optimisme, en illustrant la réussite de notre pays qui «affiche une trentaine de Prix Nobel et a lancé sur les marchés des inventions dont le monde d’aujourd’hui ne pourrait plus se passer». Et de rappeler que «la Suisse avance» et occupe un «rang enviable […] parmi les économies les plus avancées de la planète» qui défend ses intérêts «avec cran et avec vigueur s’il le faut».

Après «l’engourdissement général» et «le sentiment d’effondrement», c’est maintenant qu’un sursaut est attendu, maintenant qu’il faut se serrer les coudes, maintenant que nous devons, malgré la prudence toujours imposée dans la proximité de nos échanges, savoir faire preuve de la cohésion essentielle à nos succès communs», a insisté Guy Parmelin avant de terminer sur un appel à la cohésion: «Il me tient à cœur qu’entre la Suisse des villes et celle des champs, la Suisse de l’expérience et celle de la promesse, la Suisse du progrès comme celle de la tradition, la Suisse aisée et celle qui l’est moins, nous ne fassions qu’une Suisse!»

(mam)

Ton opinion