Actualisé 20.04.2007 à 00:35

Le réchauffement du climat empeste les vins rouges

CHANGINS (VD) – La Station de recherche a mis au point une méthode pour quantifier et traiter la substance malodorante.

Des saveurs qui vont du «sparadrap» à «écurie», en passant par «barbecue» s'invitent dans le vin. La faute au réchauffement climatique, qui provoque l'arrivée d'une insidieuse levure, la Brettanomyces bruxellensis.

Pour la combattre, une procédure développée par la Station de recherche permet de déterminer avec exactitude la quantité de cette levure. Il est ainsi possible de déduire l'intensité du défaut olfactif auquel on peut s'attendre, et de prendre des mesures pour y pallier alors que le vin est encore en maturation. Le test permet aux productions viticoles d'éviter d'éventuels dommages économiques.

«Du fait du réchauffement climatique, cette levure est en progression dans le monde entier, et les caves à vin suisses ne sont pas épargnées», indique Frank Hesford, de la Station féférale. La bactérie touche essentiellement les rouges élevés en barrique et plutôt les vins du Sud. «Le problème est lié à l'hygiène des caves, explique Emmanuel Charpin, responsable de l'œnothèque du Château de Villa, à Sierre. L'application systématique de techniques de vinification modernes ont remédié en grande partie au problème. La bactérie touche par contre plus facilement les productions artisanales fonctionnant à l'ancienne.» L'appellation contrôlée AOC est refusée en Suisse aux vins victimes de la bactérie infectueuse.

(laf/ats)

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