Actualisé 23.10.2012 à 12:35

Genève

Le recrutement TPG fait la part belle aux frontaliers

46,3% des chauffeurs engagés par la régie publique depuis début 2010 viennent de l'autre côté de la frontière.

de
Raphaël Leroy
L'entreprise engage 100 pilotes par an pendant quatre ans.

L'entreprise engage 100 pilotes par an pendant quatre ans.

photo: Keystone

Aucun Français ne peut siéger au sein du conseil d'administration des Transports publics genevois (TPG), comme l'a récemment rappelé le Grand Conseil. Pourtant, la régie publique n'hésite pas à faire appel à eux pour occuper des postes de chauffeurs.

138 frontaliers sur 298 chauffeurs

Selon des chiffres obtenus auprès de l'entreprise, sur les 298 conducteurs recrutés depuis début 2010, 138 sont des frontaliers.

«Nous n'engageons actuellement pas de personnel frontalier pour conduire les trams et les trolleybus, mais seulement pour les autobus, car des personnes déjà qualifiées avec un permis catégorie D ne se trouvent presque pas à Genève», précise le responsable de la communication des TPG, Philippe Anhorn.

Le but: atteindre 33%

En 2010 effectivement, 36 des 37 chauffeurs de bus embauchés venaient de l'autre côté de la frontière. En 2011, ce chiffre atteignait 37 sur 43 et en 2012, une année après le début de la campagne de recrutement de 400 conducteurs, le rapport est de 65 sur 72.

Cependant, en proportion de l'ensemble des pilotes engagés, le nombre de frontaliers est passé de 54,5% en 2010 à 42,4% cette année. Le but étant d'atteindre 33%.

Un «intérêt économique» à les engager

«Il y a un intérêt économique à recruter des frontaliers puisqu'ils sont déjà formés, lâche Philippe Anhorn. Cet aspect de rentabilité ne peut être occulté du fait que nous sommes financés à plus de la moitié par de la subvention publique. De surcroît, les TPG ne pourraient pas tourner sans frontaliers, car le bassin de recrutement ne suffit pas à couvrir nos besoins.»

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