Actualisé 22.06.2015 à 12:56

GenèveLe rectorat «ouvert» à une faîtière bis d'étudiants

La création d'une seconde association faîtière estudiantine, l'AFU, est accueillie avec bienveillance par la direction de l'Université.

de
Jérôme Faas
Myke Penseyres, vice-président de l'AFU, Garance Félix, co-présidente, et Bastien Martinez, co-président.

Myke Penseyres, vice-président de l'AFU, Garance Félix, co-présidente, et Bastien Martinez, co-président.

Si la récente création de l'Association faîtière de l'Unige (AFU) n'est pas du goût de l'historique Conférence universitaire des associations des étudiants (CUAE), qui y devine le ferment d'une division estudiantine, le rectorat se déclare «tout à fait ouvert à ce type d'initiative». A l'évidence, la vice-rectrice Margareta Baddeley ne voit pas d'inconvénient a priori à fonctionner avec deux associations faîtières.

D'une part, elle indique que l'AFU «peut faire une demande de reconnaissance» par le rectorat, pour autant qu'elle remplisse les critères indiqués sur le site de l'université. Pour une association d'étudiants y figure notamment la condition suivante: son effectif doit être au minimum égal «à 10 % des étudiants et étudiantes appartenant à l'unité au niveau de laquelle elle se constitue».

A la question de savoir comment s'articuleront les relations du rectorat avec, potentiellement, deux interlocuteurs faîtiers au lieu d'un seul, Margareta Baddeley indique avoir «un bon dialogue» avec toutes les associations à ce jour, et entendre «le maintenir» à l'avenir. «Les détails de notre interaction avec les deux associations faîtières dépendront de la relation entre elles-mêmes et de celle de chacune d'elles avec le rectorat.»

Pour l'heure, l'AFU n'a pas encore déposé de demande de reconnaissance, mais expliquait samedi souhaiter entamer ce processus. Son vice-président, Myke Penseyres, n'en faisait cependant pas une obsession. «L'esprit faîtier, il existe en lui-même et on l'a. Il n'est pas tributaire d'une reconnaissance administrative. Le plus important, c'est la mentalité: avoir l'envie de réunir des gens de tous les bords.»

Le nerf de la guerre

Outre le droit d'affichage, le droit à des locaux et le droit à des ressources informatiques, la reconnaissance par le rectorat offre celui d'être entendu par ce dernier, par l'Assemblée de l'université, par les décanats et par les conseils participatifs. Par ailleurs, il ouvre un droit à une subvention ordinaire, calculée au prorata du nombre d'adhérents astreints au paiement des taxes universitaires.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!