Actualisé 15.10.2012 à 18:05

LNB

Le Red Ice croit en son étoile

Le néo-promu valaisan est quatrième, à la surprise générale, après douze journées en Ligue nationale B.

de
Robin Carrel

Dans les pronostics de début de saison, les Octoduriens figuraient dans les tréfonds de la LNB. Un peu plus d'un mois plus tard, les voici avec 11 points d'avance sur la 9e place détenue par les GCK Lions. L'objectif avoué de participer aux play-off n'apparaît d'un coup plus si farfelu. «Nous sommes les premiers surpris, avoue Christopher Dépraz. Nos résultats n'ont rien à voir avec l'euphorie de la promotion. La préparation estivale a été difficile au niveau des résultats, mais nous avons fait du très bon travail», se félicite l'attaquant de 23 ans.

Comme la plupart de ses coéquipiers à Martigny, l'ancien junior du LHC n'était pas forcément attendu à un tel niveau. Après avoir fait toutes ses classes à Malley, il était parti à Yverdon, en 1re Ligue. «J'ai ensuite abandonné l'idée de percer, en rejoignant mes amis au Star Lausanne. C'est Laurent Perroton (ndlr: alors coach de Red Ice, il avait été viré après un match, la saison dernière, au profit d'Albert Malgin) qui m'avait convaincu de venir en Valais», rigole Dépraz. Avec Rémy Rimann, il a connu le bonheur de battre son club formateur le 25 septembre dernier (5-3) sur la glace du Forum. «C'était spécial pour nous. Mais une saison, c'est 50 matches. Le LHC, c'est du passé», précise-t-il.

Aujourd'hui, le Vaudois s'entraîne avec Alexei Kovalev et Patric Hörnqvist, deux stars de NHL. «Que du bonheur. Ils sont impressionnants», s'enflamme-t-il, ajoutant que le Russe «a les meilleures mains du monde.»

Toujours très sage, la Ligue B

Seul Red Ice a embauché un joueur de NHL. Le reste de la deuxième division mise sur ses habitués.

Martigny a engagé Patric Hörn­qvist, des Nashville Predators. Il pourrait être rejoint par Alexei Kovalev. Selon «Le Matin», la superstar russe est en attente d'un permis de travail. L’administrateur de Red Ice, Andrey Nazheskin, ne veut pas s'arrêter en si bon chemin. «Pourquoi ne pas recruter un autre joueur? Les prix sont abordables», a-t-il lâché au quotidien orange.

A Lausanne, l'affaire est claire: priorité au retour de blessure de Colby Genoway et à l'alchimie de groupe. Dans les Montagnes neuchâteloises, Gary Sheehan n'a même pas regardé combien cela pourrait coûter. «En LNB, seul un mécène peut offrir un tel élément. En revanche, si un étranger devait se blesser, peut-être que l'argent des assurances pourrait permettre un engagement», dit l'entraîneur de La Chaux-de-Fonds. «Nous n'avons sans doute pas la même notion de l'argent qu'à Martigny, commente Dany Gelinas, coach de Bâle. C'est trop cher et cela ne nous apporterait rien sur le court terme.»

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