Libre circulation des personnes: Le référendum a formellement abouti
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Libre circulation des personnesLe référendum a formellement abouti

Le peuple se prononcera le 8 février sur la reconduction de l'accord sur la libre circulation des personnes et son extension à la Roumanie et à la Bulgarie.

La Chancellerie fédérale a mis fin lundi au suspens sur la tenue du référendum.

Le seuil de 50 000 signatures nécessaire à l'aboutissement du référendum a été atteint de justesse. Des 51 941 paraphes déposés jeudi passé, dernier délai de la récolte, 51 348 ont été déclarés valables. A la demande pressante du Conseil fédéral, la chancellerie a effectué ce contrôle dans des délais très serrés.

UDC sur le balan

Faute du soutien officiel de l'UDC, la droite dure a relativement peiné à arriver à ses fins. Les paraphes ont été rassemblés par les Démocrates suisses, la Lega tessinoise, les jeunes démocrates du centre ainsi que le Presseclub Schweiz.

L'UDC a longtemps laissé planer le doute sur ses intentions. Officiellement le parti est pour la reconduction de l'accord passé avec l'Union européenne (UE) mais contre son extension à la Roumanie et la Bulgarie. Or ces deux volets ont été réunis sous un seul et même toit par le Parlement.

Conséquence d'une telle décision, le peuple se prononcera d'un seul coup sur la reconduction et l'extension. Et, en cas de non, tout volera en éclats, y compris le premier paquet d'accords passés avec l'UE lié par la clause dite «guillotine» à la poursuite de la libre circulation après mai 2009.

Après avoir menacé de prendre un tel risque, l'UDC, divisée entre ses ailes économique et isolationniste, a renoncé à monter au créneau. Ce qui n'a pas empêché ensuite une dizaine de sections cantonales de prendre le contre-pied. Une nouvelle manche difficile s'annonce pour le parti, qui devra décider d'une recommandation de vote, en principe le 29 novembre.

Campagne déjà lancée

La campagne en vue de la votation du 8 février à quant à elle été lancée à peine le Parlement avait-il tranché. Un large front de gauche à droite s'est organisé pour plaider le «oui». Même son de cloche du côté des milieux économiques. Côté syndical, on attend néanmoins un geste de la part de la ministre de l'économie Doris Leuthard concernant les contrôles du marché du travail. (ats)

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