Le relais 4x100 m suisse veut décrocher la timbale
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Le relais 4x100 m suisse veut décrocher la timbale

Demain, la réunion de Genève lancera la saison 2008 du relais suisse 4x100 m.

Ce projet prometteur est mené de longue date en vue des Jeux de Pékin. L'équipe frappe à la porte des 16 meilleures nations du monde, seuil à franchir pour aller aux JO. Cinq occasions sont données à la jeune bande entraînée par Lucio Di Tizio pour grappiller les dixièmes nécessaires: la première aura pour cadre le stade du Bout-du-Monde à Genève, avant Varsovie (15 juin), Istanbul (21 juin), Madrid (5 juillet) et Lucerne (16 juillet).

Le 4x100 m des Jeux réunira, sur invitation, les 16 équipes les plus rapides du monde à la moyenne des deux meilleurs chronos sur 2007 et 2008. Actuellement la Suisse pointe au 19e rang avec 39''28. Selon Peter Haas, chef du sport de performance à Swiss-Athletics, le «cut» devrait se situer vers 39''.

Les Suisses ont donc intérêt à mettre les gaz, d'autant que les relais grec ou portugais, actuellement derrière eux, devraient bientôt sortir du bois. A l'inverse, tout est ouvert devant également, puisque la moyenne du 10e relais, l'Afrique du Sud, est de 38''90. «Théoriquement il est possible de gagner une seconde et demie avec trois transmissions de témoin parfaites», estime Peter Haas.

Si les huit membres de l'équipe (les Zurichois Rolf Cribari, Andreas Baumann, Rolf Fongué et Reto Amaru Schenkel, le Bernois Marc Schneeberger, le Fribourgeois Marc Niederhäuser, le Saint-Gallois Andreas Kundert et le Genevois Cédric Nabe) possèdent pour la plupart un potentiel de progression athlétique, l'aspect technique constituera bien la clé de la réussite.

(si)

Genève objet de convoitise

Avec de petits moyens mais un gros investissement personnel, les organisateurs du meeting de Genève présenteront samedi un plateau international de bon niveau au stade du Bout-du- Monde. Les Suisses voudront en profiter pour décrocher des limites olympiques. «L’Europe se bouscule pour courir chez nous. Les athlètes veulent absolument venir, quitte à payer eux-mêmes le déplacement», se réjouit le directeur de la réunion, Pascal Thurnherr.

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