Santé: Le remède de Pascal Couchepin passe mal
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SantéLe remède de Pascal Couchepin passe mal

La rencontre entre Pascal Couchepin et les milieux concernés sur les mesures d'économies dans la santé a une nouvelle fois donné lieu à de violentes critiques lundi après-midi.

Plusieurs voix, notamment du côté des médecins, ont dénoncé un «exercice alibi». Le DFI en a profité pour annoncer un paquet de mesures concernant les médicaments.

Quelque 80 représentants des milieux politiques et de la santé ont participé lundi après-midi à la consultation sur le projet de révision urgente de la loi fédérale sur l'assurance maladie, a annoncé le Département fédéral de l'intérieur (DFI). Pascal Couchepin a présenté les mesures préconisées, parmi lesquelles la taxe de 30 francs par consultation chez le médecin et la consultation téléphonique, très controversées. Il a aussi écouté les remarques des milieux concernés.

La Fédération des médecins suisses (FMH) a participé à la discussion mais a critiqué avant même sa tenue un «exercice alibi». Elle juge plus opportun d'étudier par exemple une taxe pour les services d'urgence hospitaliers en vue de dissuader les patients qui s'y rendent pour des bagatelles. La Société suisse de médecine générale a réitéré ses critiques contre une contribution générant surtout un surplus de bureaucratie.

Vice-président du Parti socialiste, le conseiller national Stéphane Rossini a évoqué à la Radio Suisse romande une «après-midi laborieuse» au cours d'une consultation menée «au pas de charge» par Pascal Couchepin. Le conseiller fédéral a présenté les mesures envisagées et les milieux concernés ont exprimé beaucoup de critiques, selon Stéphane Rossini. «Il faut faire attention à la précipitation», a-t-il analysé.

Le Parti libéral-radical déclare de son côté «accepter dans l'ensemble les mesures proposées par le Conseil fédéral». Elles ne suffisent toutefois pas à maîtriser les coûts à long terme. Pour cela, il faut des «corrections décisives dans le système de santé». Le parti veut un système qui privilégie davantage de responsabilité individuelle, une plus grande liberté de choix et la concurrence des prestations. L'UDC, de son côté, avait décliné l'invitation à cette consultation «express», jugée indigne d'une démocratie.

Le DFI précise que les milieux concernés pourront encore prendre position par écrit jusqu'à la fin de la semaine s'ils le souhaitent. Un message concernant le paquet de mesures sera présenté au Conseil fédéral d'ici la fin mai. Le train de mesures législatives sera envoyé au Parlement avant la pause estivale. Le DFI prépare également un paquet de mesures concernant les médicaments. Elles seront présentées prochainement. (ap)

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