Actualisé 29.12.2018 à 15:27

RD Congo

Le représentant de l'UE expulsé avant l'élection

La tension monte en RD Congo à la veille de la présidentielle de dimanche. Le représentant de l'UE dans le pays a été expulsé.

M. Bart Ouvry, chef de la délégation de l'UE en RDC ,a été expulsé par les autorité à quelques heures de l'élection présidentielle.

M. Bart Ouvry, chef de la délégation de l'UE en RDC ,a été expulsé par les autorité à quelques heures de l'élection présidentielle.

Keystone

Sept organisations congolaises de défense des droits de l'homme dénoncent la mesure gouvernementale d'expulsion du représentant de l'Union européenne en République démocratique du Congo. Cela à quelques heures de la tenue des élections reprogrammées le 30 décembre après deux reports.

Ces sept ONG «dénoncent fermement la mesure inopportune et impopulaire prise par le gouvernement congolais demandant au Conseil européen de rappeler M. Bart Ouvry», chef de la délégation de l'UE en RDC, écrivent-elles dans un communiqué publié vendredi.

«A travers cette mesure, le gouvernement congolais prouve une fois de plus sa tolérance et son soutien à l'impunité des auteurs des violations des droits de l'homme et d'entraves au processus électoral», visés par les sanctions européennes.

Les sept ONG invitent le gouvernement à «revenir sur sa mesure demandant au Conseil européen de rappeler le chef de la délégation de l'Union européenne en RDC, Bart Ouvry».

Rappel dans les 48 heures

Jeudi, Kinshasa a enjoint à l'UE de rappeler dans les «48 heures» son représentant en RDC, une mesure de rétorsion après le maintien des sanctions européennes visant 14 personnalités congolaises, dont le candidat du pouvoir à l'élection présidentielle, l'ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary.

L'UE a jugé cette mesure «totalement injustifiée» et «contreproductive». Elle avait décidé le 10 décembre de prolonger pour un an, jusqu'à décembre 2019, ses sanctions visant 14 responsables du régime du président congolais Joseph Kabila accusés de violations des droits de l'homme et d'entraves au processus électoral en cours.

Les élections générales prévues dimanche en RDC doivent désigner le successeur du président Joseph Kabila contraint de se retirer d'après la Constitution.

«Eloigner toute personne»

La police congolaise a prévenu samedi qu'elle éloignerait «toute personne» qui resterait à proximité des centres et bureaux de vote dimanche soir après leur fermeture au terme des élections prévues en République démocratique du Congo.

«Les forces de l'ordre et de sécurité sont appelées à éloigner toute personne qui après la fermeture des bureaux de vote, centres de vote et de dépouillement, traînerait aux alentours de ces sites», a déclaré le porte-parole de la Police nationale congolaise (PNC) à Kinshasa.

«Nous en appelons à la compréhension de nos concitoyens, à faire confiance aux différents témoins des candidats qui ont reçu des accréditations pour les opérations de vote et de dépouillement ainsi que pour les centres locaux de compilation des résultats», a ajouté le colonel Pierrot Mwana Mputu dans une allocution retransmise par la chaîne d'Etat RTNC.

«Eviter la tricherie »

Le candidat d'opposition Félix Tshisekedi avait encouragé pendant la campagne les électeurs à rester dans les bureaux le jour du vote jusqu'à l'obtention des procès-verbaux pour «éviter la tricherie ».

La coalition politique autour de l'autre candidat d'opposition Martin Fayulu affirme qu'elle n'a pas pu accréditer tous ses observateurs, rapporte la presse congolaise. La conférence épiscopale (Cenco) a prévu de déployer 40.000 observateurs dans tout le pays.

L'ONG congolaise Synergie des missions d'observation citoyenne des élections (Symocel) a annoncé avoir déployé 20.275 observateurs dans les 26 provinces.

La Symocel prévoit l'ouverture d'une salle de veille à Kinshasa pour recueillir leurs informations (ouverture des bureaux, disponibilité du matériel électoral, déroulement du scrutin, clôture et dépouillement, incidents critiques...) (nxp/afp)

Deux opposants refusent de signer un «acte d'engagement pour la paix»

Les deux principaux candidats de l'opposition congolaise ont refusé de signer «un acte d'engagement pour la paix» accepté par leur rival de la majorité et la commission électorale, samedi, à quelques heures des élections en République démocratique du Congo.

Les deux opposants, Martin Fayulu et Félix Tshisekedi, estiment que leurs amendements n'ont pas été pris en compte dans ce texte qui doit prévenir les violences post-électorales. Les deux opposant promettent de revenir à 19h00 (18h00 GMT) «pour signer l'acte d'engagement qui intégrent les amendements», a déclaré M. Fayulu à l'AFP.

(NewsXpress)

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