Actualisé 16.02.2017 à 05:35

Polycom

Le réseau de sécurité fonctionnel jusqu'en 2030

Berne a modifé une ordonnance pour assurer la sécurité juridique du réseau radio de sécurité Polycom.

Utilisé par 55'000 personnes, Polycom assure les liaisons radio entre les organisations de conduite et d'engagement en matière de protection de la population.

Utilisé par 55'000 personnes, Polycom assure les liaisons radio entre les organisations de conduite et d'engagement en matière de protection de la population.

Keystone

Le réseau radio de sécurité Polycom restera fonctionnel au moins jusqu'en 2030. Le Conseil fédéral a modifié mercredi l'ordonnance sur l'alarme au 1er mars, afin d'assurer la sécurité juridique du système.

Polycom est le réseau radio de sécurité généralisé des organisations de conduite et d'engagement en matière de protection de la population. Utilisé par 55'000 personnes, il assure les liaisons radio entre la police, les pompiers, les premiers secours, la protection civile, les gardes-frontière et les formations d'appui de l'armée, ainsi qu'à l'intérieur de celles-ci.

L'ordonnance reprend la pratique communément acceptée, relève le gouvernement. Un projet est en cours pour assurer une mise à niveau de Polycom, indispensable face à l'évolution technologique, notamment la large bande. Il devrait en coûter 500 millions de francs à la Confédération d'ici à 2030.

En décembre, le Parlement a donné son feu vert dans ce cadre à une rallonge de 160 millions non sans grincer des dents. La gestion du projet a été entachée d'erreurs, mais le remplacement intégral de Polycom par un autre système serait trop cher et trop long.

Solution transitoire

Le renouvellement partiel du réseau à partir de 2018 et la répartition des coûts entre le Département de la défense et celui des finances nécessitent une base légale solide. En attendant une modification de loi, le gouvernement a décidé de passer par la voie de l'ordonnance.

Polycom est ainsi intégré à titre transitoire dans l'ordonnance sur l'alarme. Les charges sont réparties entre la Confédération et les cantons. Les coûts d'investissement nécessaires au renouvellement des systèmes actuels seront assumés par Berne, les coûts d'exploitation et d'entretien seront supportés proportionnellement par les exploitants respectifs.

Les participants à la consultation auraient toutefois souhaité plus de précision et de transparence, en particulier au sujet des coûts estimés pour les cantons. Certains ne croient pas que l'ordonnance n'aura pas d'incidence en matière de finances et de personnel sur la Confédération et les cantons. Le Conseil fédéral n'a toutefois pas retouché le texte à l'issue de la consultation.

Remous récurrents

Polycom a été la cible de critiques à plusieurs reprises ces dernières années. Dernier épisode en date: l'attribution sans appel d'offres d'un mandat de près de 325 millions de francs à la société Atos par l'Office fédéral de la protection de la population.

La délégation des finances avait toutefois constaté auparavant déjà que le maintien de la valeur du système avait été négligé. Polycom a été mis en place par étapes. Introduit en 2000 au Tessin, il ne l'a été qu'en novembre 2015 à Zoug, le dernier canton. Le système a jusqu'à présent coûté un milliard de francs à la Confédération et aux cantons. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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