Nati: Le retrait d'Alex Frei: «un mauvais compromis»

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NatiLe retrait d'Alex Frei: «un mauvais compromis»

Les modalités du retrait de l'équipe nationale d'Alexander Frei suscite une large incompréhension du côté des éditorialistes suisses.

Vague incompréhension en Suisse après l'annonce de la retraite internationale d'Alex Frei.

Vague incompréhension en Suisse après l'annonce de la retraite internationale d'Alex Frei.

Certains jugent cependant que le joueur n'a pas dit son dernier mot.

«Frei, pas comme ça», tonne le «Blick» en première page, avant de dénoncer le «mauvais compromis» qui consiste selon le journal à s'en aller en milieu de la campagne de qualification.

L'emblématique capitaine de l'équipe de Suisse a en effet annoncé jeudi être prêt à jouer encore les deux prochains matches officiels, en Bulgarie (26 mars) et en Angleterre (4 juin), ainsi que deux rencontres amicales avant de tirer sa révérence, en réaction aux sifflets endurés ces derniers mois.

«Il est dur de comprendre pourquoi on n'a pas pu s'entendre sur une des deux solutions simples: à savoir le retrait immédiat ou au terme de la campagne de qualification», juge le «Blick».

«La Tribune de Genève» et «24 Heures» dénoncent «une pirouette qui ne rime à rien». «Si chaque international conspué devait jeter l'éponge, il n'y aurait plus de Mondial ou d'Euro», y lit-on.

La «Luzerner Zeitung» critique une «décision égoïste», qui sent «l'hypocrisie», tandis que la «Basler Zeitung» estime que ce départ dans sept mois est une marque d'inconséquence «qui ne satisfera que les adeptes de compromis bien suisses». Si les sifflets du public contre le Pays de Galles l'avaient tant touché, le joueur aurait dû claquer la porte tout de suite, estime le quotidien rhénan.

«Le Matin» pense de son côté que l'attaquant a agi comme un «habile politicien»: s'il devait retrouver le chemin des filets en Bulgarie et en Angleterre et que la Suisse se replaçait dans la course à la qualification, le sélectionneur Ottmar Hitzfeld communiquerait alors «fièrement avoir convaincu Frei de revenir sur sa décision». Et s'il ne marquait toujours, il s'en irait alors comme prévu, écrit l'éditorialiste.

Cette vision est partagée par la «NZZ», qui voit très bien l'attaquant participer à l'Euro, en cas de qualification. Quoi qu'il en soit, Frei sera «difficile à remplacer, car c'est un buteur sans héritier», commente encore le journal zurichois. (ats)

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