Ouragan Fiona: Le rêve a tourné au cauchemar pour un Romand dans les Caraïbes

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AtlantiqueLe rêve a tourné au cauchemar pour un Romand dans les Caraïbes

Un jeune Neuchâtelois a vécu en direct les ravages de l’ouragan Fiona qui a dévasté la République dominicaine. De retour en Suisse, il raconte.

par
Marc Fragnière

Des vidéos partagées par des lecteurs montrent notamment une habitation dont le toit a été arraché.

(source: 20 minutes/lecteur-reporter)

Parti seul pour se ressourcer et prendre du bon temps dans un décor de rêve caribéen, Milos* n’a pas connu la détente espérée durant son séjour à Bavaro, à une vingtaine de kilomètres de Punta Cana, au nord de l’île Hispaniola. Si le début de son séjour a bien correspondu à ce qu’il avait imaginé – plage magnifique, océan turquoise et farniente -, son rêve s’est transformé au cauchemar avec l’arrivée de l’ouragan Fiona en fin de séjour.

Un changement de chambre salvateur

«Le vendredi, vers 16h, une feuille circulaire a été glissée sous les portes des chambres, avertissant qu’une tempête tropicale allait nous atteindre entre dimanche et lundi. J’ai cherché des infos, notamment auprès du Centre Américain des Ouragans (NOAA) à Miami et sur le site de l’ambassade américaine de République dominicaine. Puis, on a vu les nouvelles de la Guadeloupe. Du coup, comme beaucoup de monde, j’ai essayé de partir le samedi, mais c’était des prix de fous et j’ai dû me résoudre à rester sur l’île.»

Condamné à affronter Fiona, Milos a alors réservé une nuit supplémentaire à l’hôtel et demandé à être logé moins proche de l’océan. «J’étais dans une villa au bord de la mer, j’ai lourdement insisté pour qu’on me reloge dans une autre chambre, dans le bâtiment principal. Ça été une bonne décision puisqu’un palmier s’est écrasé sur la villa pendant la tempête.»

«L’eau s’infiltrait de partout par le cadre de la porte»

Milos, jeune Neuchâtelois pris dans l’ouragan Fiona.

Lorsque la tempête devenue ouragan s’est rapprochée, les clients de l’hôtel ont été envoyés en chambre avec un sac de vivres contenant l’équivalant de quatre repas. «Je me suis endormi autour des 23h et je me suis réveillé vers 4h tellement les rafales de plus de 150 km/h et la pluie étaient assourdissantes. Lorsque j’ai mis les pieds par terre, j’avais de l’eau jusqu’aux chevilles. J’ai placé mes affaires, qui étaient déjà trempées, en hauteur et j’ai essayé de calfeutrer la porte avec des linges.»

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Bavaro était dévasté après le passage de l’ouragan Fiona.

Bavaro était dévasté après le passage de l’ouragan Fiona.

DR
Bavaro était dévasté après le passage de l’ouragan Fiona.

Bavaro était dévasté après le passage de l’ouragan Fiona.

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Bavaro était dévasté après le passage de l’ouragan Fiona.

Bavaro était dévasté après le passage de l’ouragan Fiona.

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De la chance dans leur malheur

Le lendemain, dès l’aube, Milos a découvert les ravages causés par l’ouragan. «Il y avait de gros dégâts matériels, des arbres étaient tombés mais personne n’a été blessé. Je me dis que, dans notre malheur, on a eu de la chance. Parce que l’hôtel avait une structure solide et une génératrice. Et Bavaro a certainement été un des endroits les moins touchés de l’île. Le sud a été particulièrement frappé, j’ai vu des images d’hôtel qui sont juste bons pour la démolition.» Fiona a poursuivi son chemin dévastateur en direction des îles Turques-et-Caïques puis vers l’archipel des Bermudes,

Le lendemain, à Hispaniola, une pluie torrentielle a continué de balayer l’île. Après avoir subi une seconde annulation de vol, Milos a enfin pu s’extraire de son paradis devenu infernal. Il est arrivé chez lui, sur le littoral neuchâtelois mercredi en fin de journée.

*Prénom d’emprunt.

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