Actualisé 27.01.2011 à 14:18

Affaire BCGE

Le réviseur met en cause les ex-dirigeants

L'ex-réviseur de la Banque cantonale de Genève (BCGE) estime que les ex-dirigeants de la banque sont responsables. La partie adverse conteste.

La Ville de Genève a engagé une procédure civile en 2010 contre l'ex-organe de révision de la BCGE.

La Ville de Genève a engagé une procédure civile en 2010 contre l'ex-organe de révision de la BCGE.

L'ex-réviseur de la Banque cantonale de Genève (BCGE) attaqué sur le plan civil par la Ville de Genève reporte les responsabilités sur les ex-dirigeants de la banque. Des accusations contestées par l'un des avocats de l'ancien président de la BCGE Dominique Ducret.

Un prospectus d'émission et de cotation des actions datant de 2000 qui a servi de base pour un investissement de la Ville en actions est en cause. Dominique Ducret, qui est l'un des signataires de ce document, n'a aucune responsabilité dans sa rédaction, estime son défenseur Robert Assaël, qui revenait sur une information parue jeudi dans la «Tribune de Genève».

Il précise que le document en question a été écrit en fonction des attestations fournie par le réviseur et des décisions du conseil d'administration. D'ailleurs, l'action intentée par la Ville est dirigée contre le réviseur et non pas contre les ex-dirigeants de la BCGE, souligne Me Assaël, qui défend Dominique Ducret aux côtés de Jean-François Marti.

La stratégie de défense d'Ernst & Young pourrait même se retourner contre elle à terme, estime l'avocat. En effet, selon lui, si ce paraphe devait engager son client, le réviseur devrait aussi répondre de tous les documents qu'il a signés. Son client se réserve aussi d'attirer dans le procès l'Etat de Genève et tous les administrateurs de la BCGE de l'époque, ajoute Me Assaël.

Deux volets

La Ville de Genève a engagé une procédure civile en 2010 contre l'ex-organe de révision de la BCGE. Elle lui reproche d'avoir donné de fausses informations sur la banque en 2001. La Ville qui avait alors investi 67,6 millions de francs en actions réclame plusieurs dizaine de millions de francs.

Ce volet civil s'ajoute à celui, pénal, qui doit déterminer les responsabilités de trois anciens responsables de la banque et de deux ex-réviseurs externes dans la débâcle de l'établissement. Débuté en octobre dernier, le procès avait été interrompu à cause de la récusation du président de la Cour correctionnelle. L'ouverture d'un nouveau procès est attendue avant cet été.

(ats)

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