Présidentielle française: Le risque d'ingérence inquiète le camp Macron
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Présidentielle françaiseLe risque d'ingérence inquiète le camp Macron

Les infiltrations potentielles des pays étrangers dans les bases de données françaises inquiètent le camp du candidat.

Emmanuel Macron est l'un des favoris à l'élection présidentielle.

Emmanuel Macron est l'un des favoris à l'élection présidentielle.

Keystone

L'ancien ministre de l'Economie a été récemment accusé par le député LR Nicolas Dhuicq, dans les colonnes du site russe Sputnik, d'être un «agent du grand système bancaire américain».

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a de son côté déclaré au journal russe Izvestia qu'il possédait des «informations intéressantes» sur le candidat, qui fait actuellement figure de favori dans les sondages.

Prié de dire, sur France 2, s'il pensait que la Russie travaillait à l'échec d'Emmanuel Macron, Richard Ferrand a répondu : «Non, je ne dis pas cela. Je dis qu'il y a ça d'un côté (les informations relayées par les médias russes-NDLR) et des centaines, voire des milliers d'attaques sur notre système numérique, sur notre base de données, sur nos sites et comme par hasard cela vient des frontières russes».

«Ce que nous demandons solennellement c'est que les plus hautes autorités de l'Etat se saisissent de ce phénomène pour garantir qu'il n'y aura pas d'ingérence de puissances étrangères dans notre vie démocratique», a-t-il ajouté. «Les Américains s'en sont aperçus, mais trop tard».

Réunion de sensibilisation

Dans un climat de tensions géopolitiques attisées par les conflits en Syrie et en Ukraine, la Russie a été accusée d'être derrière les piratages informatiques qui ont visé le Parti démocrate et sa candidate Hillary Clinton, battue par le Républicain Donald Trump dans la course à la Maison blanche.

En France, le risque de cyberattaques susceptibles de perturber ou d'influencer le processus démocratique est pris au sérieux. Mais les autorités refusent, contrairement à Washington ou Berlin, de pointer du doigt Moscou.

Une réunion de sensibilisation des partis politiques représentés au Parlement s'est tenue fin octobre à l'initiative du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), une première. Début janvier, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a appelé une nouvelle fois «à la plus grande vigilance» face au risque potentiel de piratages informatiques ou de «cyberdéstabilisation».

Europe forte

Pour Richard Ferrand, les Russes ciblent Emmanuel Macron «sans doute parce qu'ils savent qu'il veut une Europe forte, une Europe qui se développe et une Europe qui pèse lourd, y compris face à la Russie».

«Il est clair que l'extrême droite et la droite et leurs candidats sont plutôt bien vus tandis que nous, nous prônons une Europe forte, une Europe puissante et évidemment, objectivement, un certain nombre de médias russes manifestement ne veulent pas», a-t-il ajouté. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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