Actualisé 26.04.2016 à 18:59

Elections législativesLe roi d'Espagne renvoie son peuple aux urnes

N'ayant pu désigner un chef de gouvernement, le souverain recommande la dissolution du parlement et un nouveau scrutin.

Le roi Felipe VI (à g.) en compagnie du Premier ministre sortant, Mariano Rajoy.

Le roi Felipe VI (à g.) en compagnie du Premier ministre sortant, Mariano Rajoy.

photo: Kein Anbieter

Le roi d'Espagne Felipe VI a annoncé mardi soir ne pas avoir de candidat pour la présidence du gouvernement, quatre mois après les législatives, ce qui doit entraîner la dissolution du parlement et de nouvelles élections.

Le roi «a constaté qu'il n'a pas un candidat disposant d'appuis suffisants à la chambre des députés» pour obtenir l'investiture, entraînant la mise en oeuvre de l'article de la Constitution qui prévoit des élections législatives, selon un communiqué du palais.

«Nous sommes contraints à une répétition des élections», a dit Pedro Sanchez, le chef du Parti socialiste, premier parti de gauche, acteur incontournable de ces négociations. Il s'exprimait après avoir été reçu par le roi, auquel il a annoncé ne pas disposer de soutiens suffisants pour être investi, en rendant responsable principalement Podemos.

Les partis avaient jusqu'au 2 mai pour trouver un accord, mais Felipe VI a mené un dernier round de consultations lundi et mardi, afin de savoir s'il y avait des candidats viables à la présidence du gouvernement ou s'il fallait organiser de nouvelles élections.

Dernier espoir balayé

Pendant quelques heures les Espagnols ont encore vécu avec l'espoir mardi d'éviter un nouveau scrutin qui les obligera à départager ces formations incapables de s'accorder. Un petit parti de gauche a tenté un accord de dernière minute pour la formation d'une coalition mais a échoué à le faire passer.

Après la recommandation émise par le roi, il reviendra au président du Congrès d'annoncer formellement la dissolution du parlement et l'organisation du nouveau scrutin. «Faute de candidats, nous n'avons d'autre choix que d'élaborer un décret de dissolution du Parlement et visant à convoquer des élections», a ensuite expliqué Patxi Lopez, le président du Congrès, après avoir précisé que cette formalité interviendrait le 3 mai.

La loi prévoit que le scrutin se tienne 54 jours plus tard, le 26 juin, soit six mois après les élections législatives du 20 décembre.

Celles-ci avaient débouché sur un Parlement fragmenté entre quatre grands partis: le Parti populaire (conservateur) avec ses 123 sièges, suivi du Parti socialiste (90), de Podemos (65) et de Ciudadanos (40 députés). La gauche était plus forte en nombre de voix mais a été incapable de s'accorder pour former un gouvernement et la droite, isolée, n'a pas trouvé d'alliés.

Encore des semaines sans gouvernement

En cas de nouveau scrutin, l'Espagne devrait encore patienter jusqu'à l'été au moins pour avoir un véritable gouvernement, alors que le cabinet actuel ne peut que gérer les affaires courantes de la quatrième économie de la zone euro. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!