Actualisé 22.02.2014 à 11:56

Suisse

Le rôle de l'héliski loué par une étude

Limiter l'héliski en Suisse ferait baisser le niveau de qualité des sauvetages en montagnes et aurait un impact négatif sur le tourisme, indique un rapport commandé par l'OFAC. Alpes Mountain Wilderness monte au créneau.

Il y a un an, la commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage préconisait l'interdiction de l'héliski sur le Mont Rose. L'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) a donc dû réempoigner le dossier. L'étude, réalisée par l'Université de St-Gall, est un nouvel élément amené dans ce débat.

Les auteurs de l'étude du centre de compétence pour l'aviation de l'Université de St-Gall soulignent l'importance des vols touristiques. L'héliski, qui utilise les places d'atterrissage dans les Alpes, permet de financer le réseau de sauvetage. Les coûts de sauvetage étant fixes, ils ont donc besoin d'un subventionnement croisé des compagnies.

Air Zermatt concerné

Les auteurs craignent dans la foulée une baisse de la fréquentation touristique. Le personnel d'Air Zermatt diminuerait de moitié, avancent-ils, si l'héliski devait cesser.

Ces activités sont aussi utiles pour l'entraînement des pilotes, selon les auteurs. La qualité du sauvetage en haute montagne pourrait ainsi s'en ressentir.

Pour l'organisation de protection Mountain Wilderness, «le sauvetage d'individus est sans doute d'intérêt national, comme le financement des organisations concernées. Mais le bénéfice de l'aviation touristique sur des sites protégés pour le sauvetage est négligeable».

De son côté, «l'OFAC ne prend pas position», a déclaré à l'ats Martine Reymond, porte-parole de l'Office. Pour l'heure, «le dossier est gelé».

Ballet incessant

Que des skieurs soient transportés par hélicoptère près de 800 fois par année sur ce sommet relève du cauchemar, avait avancé la commission l'an dernier. Celle-ci estimait que le ballet des appareils sur cette aire d'atterrissage et la protection du site ne sont pas compatibles.

La commission propose d'utiliser cette aire uniquement pour des vols d'entraînement. Avec un nombre limité à 100 par an. Elle a rédigé son rapport sur mandat du Département fédéral de l'environnement (DETEC).

Décision du TAF

Fin 2011, le Tribunal administratif fédéral avait donné suite à plusieurs oppositions. Selon lui, le DETEC s'était basé sur des données incomplètes pour désigner les places d'atterrissage en montagne et devait demander au préalable la position de la commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage. (ats)

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