Actualisé 24.05.2015 à 07:30

SlovénieLe «royaume d'Enclava» déménage

Ljubljana revendiquant la souveraineté sur le «royaume d'Enclava», le micro-État fantaisiste créé par des particuliers a décidé de s'installer sur la frontière serbo-croate.

Le Royaume d'Enclava a déjà sa page web dédiée, où l'on peut découvrir la géographie du territoire, ainsi que ses illustres citoyens. (photo: Capture/montage)

Le Royaume d'Enclava a déjà sa page web dédiée, où l'on peut découvrir la géographie du territoire, ainsi que ses illustres citoyens. (photo: Capture/montage)

Le «royaume d'Enclava», un micro-État fantaisiste créé par des particuliers à la frontière entre la Slovénie et la Croatie, a déménagé samedi vers la frontière croato-serbe. Ljubljana avait fait savoir jeudi qu'il n'y avait pas de no man's land sur sa frontière.

«Nous cessons toutes nos activités liées à l'établissement d'un nouvel Etat sur un arpent de terre situé sur la frontière slovéno-croate», a déclaré le Polonais Piotr Wawrzynkiewicz, l'un des fondateurs du royaume, créé en avril.

Afin d'assurer le développement d'Enclava, «nous revendiquons le deuxième plus grand arpent de terre non encore revendiqué le long du Danube proche du territoire de la république libre du Liberland» sur la frontière croato-serbe, a-t-il ajouté.

Au début mai, un Tchèque avait été interpellé par la police croate après avoir annoncé la création d'un autre micro-État, le Liberland, sur un terrain boisé de sept kilomètres carrés situé entre la Serbie et la Croatie.

Statut juridique incertain

Le morcellement de l'ex-Yougoslavie en sept nouveaux Etats, à partir de 1991, a favorisé l'émergence de territoires au statut juridique incertain.

En 2009, la Slovénie et la Croatie ont demandé à une cour arbitrale de trancher le sort de quelque 13 kilomètres carrés de territoires revendiqués par les deux pays, principalement en baie de Piran, sur l'Adriatique. La décision de la cour arbitrale est attendue à la fin de l'année.

Plus de 5000 personnes ont demandé la citoyenneté d'Enclava et 800 ont pris part à l'élection en ligne de son exécutif, avait indiqué à la mi-mai un porte-parole de l'entité, dont la devise est «citoyens du monde». (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!