Actualisé 16.01.2015 à 08:37

Emploi

Le salaire de la moitié des Genevois dépasse 7500 fr.

Les revenus sont en hausse. La paie médiane des fonctionnaires excède celle des employés du privé.

de
Jérôme Faas
Les revenus du bout du lac sont plus élevés quailleurs.

Les revenus du bout du lac sont plus élevés quailleurs.

On gagne de mieux en mieux sa vie au bout du lac. Le salaire brut médian y a progressé de 3,7% entre 2010 et 2012. Un travailleur sur deux percevait alors plus de 7510 fr. par mois, a indiqué jeudi l'Office de la statistique. «Le pouvoir d'achat a sans doute augmenté, ajoute le statisticien Matti Langel: l'indice des prix à la consommation est plus bas aujourd'hui qu'il y a quatre ans.»

A première vue, les fonctionnaires paraissent bien lotis: leur revenu médian atteignait 8666 fr., contre 7042 fr. dans le privé. «Le public sert des salaires très élevés, on ne peut pas continuer à se voiler la face ni gonfler indéfiniment la facture», réagit Stéphanie Ruegsegger, de la Fédération des entreprises romandes.

Ce procès fait bondir Bilal Ramadan, du Cartel intersyndical de la fonction publique. «Nous ne sommes pas des enfants gâtés. Près de la moitié de nos emplois exigent des diplômes élevés, contre un quart dans le privé. Moi, je ne peux pas aller jouer au golf après 38 ans d'enseignement. Ce que je gagne fait rigoler mes copains d'uni.»

L'analyse est confirmée par l'Office de la statistique. Il observe en outre que les écarts salariaux sont moindres dans le public (80% des employés gagnent entre 6104 fr. et 12 451 fr.) que dans le privé (80% entre 4153 fr. et 15 215 fr.). Cette large fourchette, qui s'accroît, fait dire à Alessandro Pelizzari, du syndicat Unia, que «les bas étages n'ont pas pu profiter de la hausse des revenus». Au contraire, Stéphanie Ruegsegger souligne «la capacité de Genève à offrir des salaires très importants».

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