Genève: Le salon horloger met les palaces sur les dents
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GenèveLe salon horloger met les palaces sur les dents

La sécurité a été renforcée pour que la clientèle fortunée du Salon de la haute horlogerie puisse dormir sur ses deux oreilles.

par
Giancarlo Mariani

«Du bagagiste au réceptionniste, nous avons renforcé notre personnel aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'établissement», a reconnu mercredi Paul E. Muller, PDG de Manotel. «Beaucoup de clients circulent en ce moment au Royal. Pour sécuriser leurs nombreuses allées et venues, nous avons rénové et amélioré notre système de vidéosurveillance et fait appel à du personnel supplémentaire spécialisé dans la sécurité», a-t-il détaillé. Avant de reconnaître que «ces mesures ont coûté plusieurs dizaines de milliers de francs».

Même vigilance du côté du Mandarin Oriental. «Tout le personnel est en alerte. On a aussi invité nos clients à redoubler de vigilance», a confirmé mercredi son directeur, Marco Torriani. «Des bandes organisées sévissent pendant les grands salons. Leurs techniques sont redoutables. Ces bandits ont du culot et leur rapidité d'exécution tient de la prestidigitation», a-t-il poursuivi.

«Nous sommes sur les rotules. Les journées sont longues pendant le salon horloger», a reconnu un agent de sécurité en faction devant un cinq-étoiles visité, début janvier, par une bande de pilleurs de palaces. «Une des mesures de sécurité consiste à ne pas garder les montres et les bijoux précieux dans les coffres des hôtels», a précisé Michel Perret. Comme ses collègues, le directeur général de l'Intercontinental a tout mis en œuvre pour assurer biens et personnes sans que son palace ne prenne des airs de camp retranché.

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