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EspaceLe satellite rate sa cible, Moscou perd sa trace

La Russie a lancé mardi une deuxième fusée Soyouz depuis son nouveau cosmodrome Vostotchny. Mais la suite de la mission ne s'est pas déroulée comme prévu.

La fusée - dont le décollage a été retransmis en direct à la télévision - a décollé comme prévu à 14h41 locales (6h41 en Suisse).

La fusée - dont le décollage a été retransmis en direct à la télévision - a décollé comme prévu à 14h41 locales (6h41 en Suisse).

AFP

L'agence spatiale russe a annoncé mardi avoir perdu le contact avec le satellite météorologique Meteor, lancé quelques heures plus tôt depuis le nouveau cosmodrome Vostotchny, inauguré en avril 2016 dans l'Extrême-Orient du pays.

«Le contact avec l'appareil spatial n'a pas été établi en raison du fait qu'il n'a pas atteint l'orbite prévue», a indiqué Roskosmos dans un communiqué, précisant que les raisons de cet échec étaient en cours d'analyse.

Coût gigantesque

La fusée - dont le décollage a été retransmis en direct à la télévision - a décollé comme prévu à 14h41 locales (6h41 en Suisse). Elle transportait entre autres un satellite météorologique Meteor, ainsi que 18 charges utiles appartenant à des institutions ou des entreprises du Canada, des États-Unis, du Japon, d'Allemagne, de Suède et de Norvège. «Toutes les étapes initiales du vol de la fusée se sont déroulées comme prévu», a indiqué l'agence spatiale russe Roskosmos dans un communiqué.

Le premier décollage depuis la base de Vostotchny en avril 2016, en présence du président Vladimir Poutine, constituait un premier succès pour ce cosmodrome au coût gigantesque, appelé à remplacer la légendaire base de Baïkonour, au Kazakhstan, et censé marquer la renaissance d'une industrie humiliée par plusieurs échecs ces dernières années.

Le troisième lancement depuis ce cosmodrome est prévu le 22 décembre prochain.

Deuxième pas de tir

Vostotchny, construit sur le site d'une ancienne base de missiles soviétiques, est plus proche de l'équateur que le pas de tir de Plessetsk, dans le nord de la Russie, un paramètre qui facilite les mises en orbite.

Actuellement, il dispose d'un pas de tir pour les vaisseaux Soyouz. Le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine, qui supervise le programme spatial russe, a indiqué vouloir la construction d'un deuxième pas de tir destiné aux nouvelles fusées Angara, qui devraient être prêtes en 2021.

Le secteur spatial russe a connu une série d'échecs en 2015, avec notamment la perte d'un vaisseau cargo Progress devant ravitailler l'ISS en avril et l'échec d'un lanceur Proton qui devait mettre en orbite un satellite de communications mexicain en mai. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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